ORTHOPHONISTE

Le portrait d’une reconversion en orthophoniste.

Portrait de Laurence

Une reconversion pour devenir orthophoniste après un parcours en marketing-vente


Quand on en a marre de son boulot voire de son métier, quand les circonstances de la vie nous amènent à nous « réinventer » professionnellement, on peut être amené à se poser la question « Mais qu’est ce que je vais bien pouvoir faire ? » !

 

Certains ont une idée qui n’a plus qu’à éclore, certains en ont plein et ont besoin de filtrer, certains n’en ont pas du tout…

 

Les portraits de reconversion que je vous propose sont là pour vous aider à comprendre comment se passe une reconversion, à découvrir un métier pour vous donner des idées, et comprendre les clés de succès de ce métier.

portrait reconversion

Laurence nous raconte aujourd’hui comment elle a quitté un parcours marketing/commercial après un BTS Action Co et une école de commerce pour devenir orthophoniste, et vous allez voir qu’elle a pas mal de ressources !


Portrait d’une reconversion en orthophoniste :

le choix du futur métier

reconversion orthophoniste

Laurence pour commencer par le commencement ! Peux-tu nous dire ce qui t’a amenée à changer de métier ?

 

J’aimais beaucoup mon travail, auprès des clients comme avec mon équipe. Mais j’étais de plus en plus embêtée du manque de justice, des blocages des salaires, des réversions toujours accentuées des actionnaires, des objectifs toujours plus grands.

J’avais une dissension entre mon esprit, très content, et mon cœur, très atteint. J’avais besoin de réunir les 2 ; de remettre l’humain au centre, d’être plus « utile » dans la vie.

J’ai cherché pendant 2 ans ce que je pouvais faire d’autre, mais je ne trouvais pas, et je ne suis pas quelqu’un qui quitte pour rien.

Je réfléchissais beaucoup mais je tournais en rond.

Et au bout d’un moment, j’ai décidé de me faire aider pour avancer.

 

Est -ce que tu aurais réussi sans accompagnement ?

A un moment, je ne trouvais pas les solutions moi-même. J’étais dans l’impasse.

Je savais ce que je ne voulais plus mais pas ce que je voulais vraiment. J’avais l’impression de voir un entonnoir, avec très peu de solutions devant moi, et aucune qui ne semble intéresser mon esprit et mon cœur.

 

Alors comment s’est passé cet accompagnement ?

Il fallait que je trouve le bon centre, la bonne personne. J’ai vraiment retenu la personne qui m’allait pour moi et c’est vraiment important je pense. J’ai beaucoup bossé pendant cette période de bilan.

Il y avait notamment une grille de mes qualités, de mes défauts, mes forces/faiblesses notamment.

Cette grille était à envoyer à des proches, professionnels et personnels, pour qu’ils puissent donner les métiers en accord avec cette grille. Les propositions les plus pertinentes ont été celles de collègues qui me connaissaient un peu, mais pas trop.

Suite aux retours des proches, j’avais plus de 100 métiers possibles.

Il m’a fallu sélectionner avec mes critères personnels ; je suis passée de 100 métiers à 20 puis de 20 à 10 et enfin à 4.

Tous étaient dans l’humain et l’accompagnement : professeur, sage-femme, orthophoniste et infirmière.

 

Alors comment tu as pu faire le tri pour arriver à orthophoniste ?

C’est une journée découverte avec une orthophoniste à Garches qui m’a fait adorer le métier. J’avais fait les autres journées découvertes sur les autres métiers et ils m’avaient moins plu.


Comment fonctionne un bilan professionnel ? Quelles sont les étapes ?

Dans les bilans AH Accompagnement, la 1ère partie va vous permettre de vous connaître par coeur par des exercices, des tests pour vous et votre entourage pour aboutir à trouver le ou les projets qui correspondront à vos compétences, vos motivations et vos contraintes.

La 2ème partie nous permettra de continuer à filtrer en vous confrontant à la réalité et cette partie est essentielle car un métier ne se rêve pas, il est concret et il faut penser à tout !

Et enfin la 3ème partie quand vous le souhaitez en là pour vous faire prendre votre envol en apprenant à vous vendre dans votre nouvelle peau professionnelle !


étapes bilan professionnel



Reprendre une formation pour une reconversion en orthophoniste !


Alors une fois que tu avais choisi ce métier, comment cela s’est concrètement passé ?

J’ai passé les concours dans quelques écoles en France, mais avec des « quotas », c’était vraiment dur. On était par exemple plus de 3 000 à Paris pour près de 100 places.

On m’a dit que la Belgique était plus simple. Je me suis inscrite proche de la frontière pour que mon mari puisse rester en France pour travailler (il est kiné et c’est aussi une reconversion !).

Pour les écoles belges, j’ai attendu pendant tout l’été leur retour.

Finalement, j’ai su début septembre que je n’étais pas prise, en recevant les lettres des écoles.

Mais après la rentrée, au cas où, j’ai rappelé les écoles et sur une des écoles, il manquait quelqu’un.

J’étais mal placée mais ma formation commerciale m’a aidée… j’ai demandé « Que faut-il que je fasse pour être prise ? » et ma ténacité a fonctionné, et au final j’ai été prise.

J’ai ensuite dû rattraper mes semaines manquantes !

Moralité  AH Accompagnement : ne rien lâcher, osez, osez, allez y au culot s’il faut 😊

Oser ! et au final décrocher une place dans une école d'orthophoniste !

osez pour reconvertir


ECOLE

Donc tu es retournée à l’école !

Au départ mon entreprise ne pouvait pas me laisser partir « comme ça » et aussi rapidement ; j’ai donc fait les 2 pendant près d’1 mois !

Sur place je cherchais le logement, mon mari a trouvé un travail en kiné et nous nous sommes occupés de tout le reste : les enfants, les cartons, l’installation.

 

Moralité  AH Accompagnement : il n’y a pas de problème, il y a des solutions.

Quand on travaille ensemble sur un projet, j’étudie avec vous les contraintes car elles sont évidemment indispensables sous peine d’échec.

MAIS je les étudie à la fin parce qu’on arrive toujours à trouver des solutions ! Pour travailler à l’étranger, pour trouver une formation à distance, pour reprendre le boulot après une grande pause, pour une grosse reconversion …


Comment se sont passées ces années de reprise d’études en orthophonie ?

J’ai fait l’école en 4 ans parce que j’ai redoublé une fois.

D’un point de vue financier, je n’avais aucune aide de formation parce que j’étais française à l’étranger.

J’avais cours de 8h30 à 17H  tous les jours, avec des travaux individuels ou de groupe. Puis, 2 fois par an, il y avait 2 examens très importants, comme en fac. Il fallait beaucoup travailler.

Mon mari a pris en charge les enfants et la maison sur le quotidien.

Je profitais des enfants le soir, et je m’accordais une matinée ou une après-midi par week-end avec eux.

Le reste du week-end, je bossais dur pour tout réussir, pour normalement ne pas redoubler.

J’ai été major la 2ème année mais j’ai redoublé ma dernière année, ce qui était depuis toujours la chose que je redoutais le plus au monde.

 

Et comment l’as-tu vécu ?

Ça m’a appris en fait quelque chose d’énorme : on n’en meurt pas !!!

Parce que j’avais ça en tête : « Il ne faut pas redoubler ; ça ne se fait pas dans ma famille ».

Ce redoublement m’a permis de beaucoup travailler sur moi. Je pense que je suis meilleure dans ma prise en charge, que je sais comment gérer un échec, et que je suis moins dans le jugement.

Mes enfants ont vu aussi qu’on peut échouer et que ce n’est pas grave. On a le droit de pleurer sur une grande difficulté, et on y retourne.

Enfin, la 4ème année d’école a été vraiment compliquée financièrement car elle n’était pas du tout prévue.

Mais heureusement j’avais fait tellement de stages en Belgique (imposés et personnels) que tout a été validé ensuite pour me permettre d’obtenir l’agrément pour exercer en France.


Reprendre ses études pour devenir orthophoniste !

ETUDE ORTHOPHONISTE RECONVERSION

Le quotidien d’une orthophoniste en reconversion !


ORTHOPHONISTE2

Alors raconte nous ce début de vie professionnelle !

Concrètement, j’ai eu mon agrément mi-septembre.

J’ai commencé à exercer à mi-temps en salariée, et à mi-temps en libéral en partageant le bureau de ma titulaire. L’orthophonie est un métier en demande, donc il n’est pas difficile de trouver du travail.

J’ai eu un vrai salaire tout de suite, en mettant de côté pour l’URSSAF tout de suite (attention, le salaire n’est pas égal au bénéfice !!).

En tant que collaboratrice, je reversais un montant à ma titulaire, et cela m’a permis de démarrer tout de suite, sans me soucier du matériel nécessaire.

En salariat, je travaillais auprès d’enfants déficients intellectuels.

J’ai ensuite changé pour ne travailler qu’en libéral.

 

Quel est le quotidien d’un/une orthophoniste ?

En libéral, je travaillais 4 jours par semaine de 8h30 à 18h30.

Je m’accordais 30mn de pause le midi, et je profitais des absences pour faire un peu d’administratif. Sinon, je le faisais le plus souvent le soir et le we (compte-rendus des bilans/ préparation de séances / administratif …)

Je prenais des vacances la 2ème semaine des petites vacances et 4 semaines l’été.

Puis on a changé de région et j’ai quitté le libéral.  J’exerce maintenant en salariat dans une clinique dans un service de soin et rééducation.

Bilan de cette reconversion en orthophoniste !


Il y a une solution à tout !

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Et si c’était à refaire ?

J’ai beaucoup bougé et la vie s’est alignée ; nous avons été très chanceux.

J’ai également beaucoup d’énergie et je le sais.

J’ai cette chance de ne pas m’arrêter face aux contraintes ; rien ne m’embêtait : il fallait reprendre des études pour exercer mon nouveau métier ? Je reprenais ces études. Pas le choix, j’y suis allée. Je me disais « Ca va aller. ».

La seule chose qui peut m’arrêter, c’est la mort. Tant qu’on n’est pas mort, on peut toujours trouver des solutions.

On ne peut peut-être pas tout faire, mais il y a une solution à tout.

Le facile / le difficile ?

Je ne regrette pas, j’assume tout. Je suis très contente d’avoir changé.

Mes parents n’étaient pas soutenant au début, quand je leur ai parlé de mon projet de métier, car ils avaient peur pour moi et pour ma famille. Ça a été dur pour moi à entendre, mais ça m’a permis de prendre mes décisions et de devenir adulte.

Comme mon mari avait réussi sa reconversion, je me disais que tout était possible et qu’il fallait s’en donner les moyens. Cela n’a pas été facile tous les jours, et j’ai beaucoup appris.

Souvent, on se met beaucoup de barrières mais de toute façon ma vie n’allait plus.

La vie ce n’est plus aller à l’école jusque 18 ans, et puis d’exercer un unique travail. Ça peut l’être mais ça me semble de moins en moins possible dans le monde aujourd’hui.

Je ne sais pas si je vais être orthophoniste le reste de ma vie, mais ce n’est pas grave. J’ai envie d’apprendre toute la vie. Je me forme, je suis des MOOC et je lis beaucoup. J’ai besoin d’apprendre.

Je me suis également mise dans des activités que je ne m’autorisais pas avant.

Aussi, il y a eu des moments difficiles et il y en aura encore, mais c’est une vraie chance d’avoir toutes ces possibilités. J’ai encore envie de faire beaucoup ! Et demain est un autre jour.

Et vous aujourd’hui ?


Parmi les questions clés que je pose lors de nos entretiens d’une heure DIAGNOSTIC offerte, je vous demande ce qui va se passer si vous ne changez rien ? Comme le dit si bien Laurence, elle n’avait pas vraiment le choix car elle n’était plus bien depuis 2 ans : il fallait qu’elle change.

Et vous, vous en êtes où ? vous commencez à réfléchir ? vous savez que vous voulez être orthophoniste comme Laurence mais avez peur de la durée des études ? vous n’avez aucune idée de quoi faire ?

Le guide OFFERT pour commencer à avancer est téléchargeable ici : TELECHARGER LE GUIDE OFFERT Pour Trouver sa Voie 

Quels sont vos freins ? vos peurs ? Vous pouvez me le dire en commentaires, je vous répondrai ou par mail M’envoyer un mail


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AH Accompagnement

Annaick

Je suis Annaick, j’ai passé 15 ans dans le marketing avec des moments joyeux et d’autres beaucoup moins, vécu 1 expatriation et un retour en France qui m’ont amené à me poser encore plus de questions sur mes envies professionnelles Et c’est au cours de cette 2ème expatriation au Moyen-Orient, que j’ai créé AH Accompagnement pour ceux et celles qui comme moi ont envie d’être épanoui au travail et par le travail. Je vous accompagne donc à trouver ou retrouver votre voie et à prendre votre envol professionnel avec des séances en ligne et des programmes personnalisés.

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