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Mieux se connaître professionnellement pour trouver sa voie : le guide

Se connaître professionnellement, c’est la première étape indispensable de toute reconversion réussie et pourtant cette étape est vraiment compliquée.

Ce que je vois en effet depuis 2018, c’est soit des gens qui restent à cette étape sans passer à celle d’après : ils multiplient les tests, les introspections, … MAIS n’en font rien (ou presque !)

Soit des gens qui la zappent complètement : ils préfèrent se jeter tout de suite sur les listes de métiers, les tests d’orientation, les formations. C’est humain : chercher une réponse est plus rassurant que se poser des questions, surtout quand on ne sait pas comment faire.

Ce guide vous propose de comprendre :

  • pourquoi il est si important de COMMENCER par savoir qui vous êtes professionnellement 
  • COMMENT faire pour savoir qui êtes-vous professionnellement ? 
  • et QUOI faire ensuite pour ne pas “stagner” à l’étape du diagnostic

En sortant de ces 3 étapes, vous saurez quoi faire, comment et pourquoi pour connaître votre profil professionnel.

Pourquoi se connaître est clé quand on veut changer de métier ?

Quand on n’aime plus son travail et qu’on veut changer, on cherche des solutions mais souvent on se perd un peu, on n’a pas le mode d’emploi. Le mot “perdu” est celui que me partage le plus les personnes que j’accompagne. 

 

Ce qu’on tente et qui marche mal pour trouver sa voie :

 

Les tests

C’est probablement la piste la plus tentante. Un test d’orientation, quelques questions, un algorithme, et hop, une liste de métiers qui vous correspondraient.

Sauf que ce n’est pas comme ça que ça marche.

Un test peut être un outil utile dans une démarche plus large, mais il ne remplace jamais le travail sur soi. Un test vous donne des tendances, des indices, des pistes. Il ne vous donne pas votre projet.

J’ai détaillé cette question dans un article sur la place des tests dans une reconversion professionnelle. Ce qu’il faut retenir : un test répond à ce qu’il mesure, avec la précision et la profondeur qu’il permet. Un métier qui vous ressemble vraiment ne rentre pas dans quelques questions à choix multiples.

Le piège du test, c’est qu’on lui délègue une décision qui devrait venir de nous. On se dit “puisque le test l’a dit”. Et six mois plus tard, on se rend compte que ce métier “recommandé” ne nous correspondait pas du tout.

 

Chercher LE métier d’avenir

Autre tentation : regarder les métiers qui recrutent, les secteurs porteurs, les listes “les 10 métiers d’avenir”. On se dit qu’en choisissant un métier avec une demande forte, on sécurise sa reconversion.

C’est vrai, en partie.

Un métier sans marché est un projet fragile. Mais un métier avec un excellent marché qui ne vous correspond pas est tout aussi fragile. Vous tiendrez 12 à 18 mois avant de vous rendre compte que vous avez juste changé de contexte, sans avoir réglé la vraie question.

Cette approche part du besoin du marché plutôt que de votre besoin à vous. Elle vous fait chercher à devenir ce que le marché veut, au lieu de trouver dans le marché ce qui vous ressemble. Ce sont deux démarches très différentes.

 

Chercher une formation pour tester

Troisième piste classique : identifier une formation qui pourrait tout débloquer. On regarde les CPF, les formations courtes, les reconversions accompagnées. On se dit qu’en commençant par se former, on aura clarifié les choses.

Sauf qu’une formation sans projet clair, c’est souvent quelques mois d’apprentissage suivis d’un retour à la case départ. On a acquis des compétences dont on ne sait pas quoi faire, parce qu’on n’a jamais vraiment su ce qu’on voulait construire avec.

On peut aussi aimer ce qu’on apprend mais absoluement pas le quotidien du métier derrière.

 

Ces trois pistes ont un point commun : elles sautent l’étape de la connaissance de soi.

Elles cherchent la réponse à l’extérieur (dans un test, dans une liste, dans une formation) alors qu’elle commence à l’intérieur.

 

Savoir ce que l’on cherche pour trouver

 

Je vous propose une comparaison qui me sert souvent en accompagnement.

Chercher un métier sans se connaître, c’est comme entrer dans une agence immobilière et dire “je cherche un logement”.

 

L’agent va vous regarder et vous demander : combien de pièces, quel quartier, quel budget, maison ou appartement, avec ou sans jardin, proche du travail ou de l’école ?

Sans réponses à ces questions, aucun bien ne peut vraiment vous correspondre. L’agent peut vous en montrer 50, vous ne saurez jamais si l’un d’eux est le bon.

 

Se connaître professionnellement, c’est répondre aux questions de votre agent immobilier intérieur.

  • Quels sont vos critères d’épanouissement ?
  • Sur quoi êtes-vous prête à faire des compromis ?
  • Sur quoi ne pouvez-vous pas transiger ?

Une fois que vous avez ces réponses, l’exploration des métiers devient efficace. Sans ces réponses, vous tournez.

Se connaître, ce n’est donc pas une étape de développement personnel qu’on ajoute pour se rassurer. C’est le socle sans lequel tout le reste est bancal.

Mais comment faire pour savoir qui je suis professionnellement ?

Se connaître, c’est fastidieux, c’est un peu abstrait, et souvent ça bloque pas mal.

Parce qu’on projette dans les métiers ce qu’on veut fuir, pas ce qu’on veut construire.

Quand on est mal dans son travail actuel, on rêve souvent d’un métier qui serait l’exact inverse.

Bureau ouvert et bruyant ? On rêve de travailler seul chez soi.

Management pesant ? On veut être son propre patron.

Ennui profond ? On imagine des métiers à haute intensité.

Ce sont des projections qui parlent de ce qu’on n’aime plus, pas de ce qui nous convient vraiment.

Sans travail de connaissance de soi, on court le risque de simplement inverser la souffrance actuelle en une souffrance opposée.

Sauf que j’entends souvent dans nos échanges “ba oui mais moi je ne sais justement pas ce que j’aime”.

 

Et c’est justement pour cela que j’ai créé ma méthode des 3 curseurs© : pour vous donner une trame de questions à vous poser qui “balaie” tous les aspects essentiels à une vie professionnelle épanouie, pour savoir quoi aller explorer quand vous cherchez à vous connaître professionnellement. 

3 CURSEURS pour trouver sa voie AH Accompagnement

Le Quoi : ce que j’aime faire

Les questions à se poser pour explorer votre QUOI :

  • Quelles tâches vous font perdre la notion du temps (dans le bon sens) ?
  • Quand quelqu’un vous demande de l’aide, sur quoi acceptez-vous spontanément ?
  • Quelles compétences avez-vous, que vous n’utilisez presque plus dans votre poste actuel ?
  • Quelles tâches votre entourage vous confie naturellement, parce qu’ils savent que vous les ferez bien ?

Un point de vigilance : on confond souvent compétence et appétence.

Vous pouvez être excellent en gestion de projet et détester ça. Vous pouvez être moyen en écriture et adorer écrire. Le QUOI, ce n’est pas votre CV, c’est ce que vous voulez remettre au centre.

L’erreur la plus fréquente sur le QUOI : rester sur des étiquettes de métiers (“j’aime le marketing”) au lieu de descendre dans le concret (“j’aime raconter des histoires qui font agir”). Plus vous descendez dans le détail des tâches, plus votre QUOI devient utilisable pour la suite : ce sont les compétences transverses. 

Pour aller plus loin sur le QUOI, l’article sur vos forces professionnelles vous donne un angle complémentaire.

Le bore-out se joue par ici, quand vous n’apprenez plus, quand vous avez l’impression que vos compétences ne sont pas utilisées au bon endroit, quand vous n’avez pas assez de choses à faire.

Les profils généralistes ou multipotentiels peuvent avoir du soucis par ici, ils aiment apprendre, la diversité et ont besoin de changer souvent !

Le Pourquoi est la dimension du sens :

 

Beaucoup de personnes en reconversion pensent qu’elles n’ont “pas de mission de vie”, et se disqualifient d’emblée. C’est une confusion. Le POURQUOI n’est pas une vocation grandiose. C’est ce qui donne du sens à votre quotidien professionnel, à votre échelle.

Les questions à se poser pour explorer votre POURQUOI :

  • Sur quel sujet vous vous retrouvez à parler avec passion, sans même y penser ?
  • Quelles injustices vous mettent vraiment en colère (elles disent souvent quelque chose de vos valeurs) ?
  • Quelles causes vous donneraient envie de donner de votre temps bénévolement : l’article sur le sens au travail vous aidera à éclaircir ces questions
  • Quand vous imaginez avoir 70 ans et regarder votre vie professionnelle, qu’est-ce qui vous rendrait fière ?

Pour aller plus loin sur le POURQUOI, l’article sur l’alignement avec vos valeurs creuse cette dimension.

Le COMMENT est le curseur le plus sous-estimé et pourtant celui qui explique 80% des reconversions ratées ou avortées. On l’appelle parfois “les détails pratiques”. Ce ne sont pas des détails.

Le COMMENT couvre tout le cadre autour de votre métier : le rythme, le lieu, la relation au management, le rapport au collectif, le niveau de salaire, la reconnaissance attendue, l’autonomie recherchée, le rapport à l’incertitude.

Les questions à se poser pour explorer votre COMMENT :

  • Dans quelles conditions vous avez été le plus productif et heureux dans votre vie professionnelle passée ?
  • Qu’est-ce qui vous épuise dans votre travail actuel (au-delà des tâches elles-mêmes) ?
  • Quelles sont vos non-négociables (celles sur lesquelles vous ne pouvez pas transiger sans souffrir) ?
  • Quelles sont vos préférences (agréables mais négociables) ?

Un point de vigilance : le COMMENT est souvent celui qu’on découvre en négatif, en identifiant ce qu’on ne veut plus. Le management pesant, l’open space bruyant, le rythme insoutenable. C’est un bon point de départ, mais insuffisant. Vous devez aussi identifier en positif ce qui vous convient.

Pour aller plus loin sur le COMMENT, l’article sur les 3 clés pour trouver sa place au travail explore les enjeux du cadre professionnel.

🎁 Je vous propose un guide offert pour explorer ces 3 curseurs et poser les premières briques de votre futur projet :

Pourquoi l’étape de la connaissance de soi n’est que le début ?

3 boussoles pour sortir du flou - la méthode AH Accompagnement

ON ARRETE D’EMPILER LA CONNAISSANCE

 

C’est ici qu’il y a un piège dans lequel beaucoup tombent.

Se connaître, c’est utile. C’est même indispensable. Mais si on reste dans la connaissance de soi indéfiniment, on ne trouve jamais son projet.

 

Je le vois souvent : la personne a fait un premier travail d’introspection, elle a lu des articles, elle a fait 2-3 tests. Elle en a tiré des choses.

Elle en veut plus. Elle refait un test, elle lit un autre article, elle repart en introspection.

Un an plus tard, elle en sait beaucoup sur elle. Mais elle est toujours dans son job actuel.

On peut passer sa vie à se connaître mieux. Ce n’est pas ça qui construit un projet.

 

Je reprends la comparaison du début. Se connaître professionnellement, c’est répondre aux questions de votre agent immobilier intérieur.

Quel budget, combien de pièces, quel quartier, quelle surface, quelles priorités.

Une fois que vous avez ces réponses, à quoi ça sert ?

À aller visiter des maisons.

 

Vous n’allez pas passer les 5 prochaines années à raffiner vos critères.

Vous allez prendre vos critères actuels, avec la précision qu’ils ont, et vous allez commencer à comparer avec ce qui existe. Vous allez visiter, vous allez ajuster vos critères en visitant, vous allez éliminer, vous allez creuser.

 

Vos critères d’épanouissement se testent en confrontation avec le réel, pas en restant chez vous à les raffiner.

Continuer à empiler du savoir sur soi indéfiniment, c’est comme aller de plus en plus loin dans la description du logement idéal sans jamais aller visiter. Vous finirez avec un cahier des charges tellement précis qu’aucun logement au monde ne pourra y répondre. Et pendant ce temps, vous restez dans votre logement actuel.

Le signe qu’il est temps de passer à la suite ?

Quand vos réponses commencent à se répéter.

3 BOUSSOLES POUR AVANCER

 

Ce que vous avez découvert sur vous doit maintenant devenir vos critères de recherche. Le QUOI, le POURQUOI et le COMMENT ne sont pas des découvertes à contempler. Ce sont des filtres pour la suite, c’est la 1ère étape, la boussole de découverte.

 

Ensuite, vous allez utiliser ces curseurs dans :

  • la boussole d’exploration pour trouver des idées, des projets, pistes de métiers ou d’ajustements qui répondent à vos 3 curseurs

 

  • puis dans la boussole de décision pour confronter chaque piste à vos critères pour voir laquelle tient

Direction la boussole d’exploration pour découvrir toutes les ressources sur cette étape.

Et maintenant ?

Pourquoi c’est si difficile de se connaître, même quand on sait quoi chercher

Vous avez peut-être déjà lu des articles comme celui-ci. Peut-être même acheté un livre sur la connaissance de soi. Vous savez qu’il faut identifier vos appétences, vos valeurs, vos conditions non-négociables.

Et pourtant, vous êtes toujours coincé(e) ?

 

Parce que seul(e), on garde des angles morts

 

On peut seul(e) avoir du mal à voir des choses. C’est même la définition d’un angle mort : quelque chose qui existe en vous, qui influence vos choix, et que vous ne percevez pas depuis l’intérieur.

Vos valeurs et vos appétences ont été façonnées, filtrées, réorientées par ce que votre entourage, votre famille, votre milieu social considèrent comme légitime.

À force, on ne sait plus ce qui vient vraiment de nous et ce qu’on a intériorisé. Se connaître professionnellement, c’est souvent défaire ces couches, et c’est “vertigineux” à faire seul(e).

 

Comment sortir de ces impasses

 

Alors quoi faire si vous êtes dans les sables mouvants de l’introspection ? 

Un cadre structuré (guide, formation, communauté) pour ne pas retourner toujours au même endroit. Essayez de suivre une méthode pas à pas.

Le guide offert des 3 curseurs contient les premières questions à explorer avec des angles auxquels on ne pense pas seul·e.

 

Un accompagnement professionnel ensuite, qui apporte deux choses que ni les livres ni les tests ne peuvent apporter : un regard extérieur qui voit vos angles morts, et un cadre qui suspend le jugement pour que vos vraies réponses puissent émerger.

C’est ce que je propose dans le programme Trouver sa Voie, où vous apprenez comme le dit Manon :

” Qu’il est important de s’ecouter, de savoir reconnaitre quand on n’arrive plus a rester dans son travail ou qu’on se sent mal, et surtout que tout est possible.

On apprend à se connaître, se redecouvrir et c’est un moment important !

On prend le temps et c’est tres precieux. J’ai aime nos echanges, nos introspections, nos exercices et surtout d’avoir pris en compte nos competences
mais aussi ce qu’on veut faire et mettre dans notre avenir !”

ENVIE D’Y VOIR PLUS CLAIR

Le programme TROUVER SA VOIE

pour avancer guidé(e) pas à pas

 

Si vous sentez que ça patine, le programme TROUVER SA VOIE, la GRANDE AVENTURE est là pour avancer sur ces 3 curseurs puis les combiner pour trouver un maximum d’idées !

Le question / réponse de l’article

On résume :

Pourquoi commencer par mieux se connaître avant de changer de métier ?

Parce qu’un projet professionnel qui fonctionne sur le long terme repose avant tout sur une bonne connaissance de soi. Si vous ne prenez pas le temps d’identifier ce qui vous motive profondément, ce que vous ne voulez plus, ou ce dont vous avez besoin au quotidien pour vous sentir bien, vous risquez de retomber dans un job qui ne vous convient pas. Se connaître, c’est poser les bases d’un changement durable et aligné.

Comment savoir ce que je veux faire si je ne me connais pas bien ?

C’est une question que beaucoup de personnes se posent, et c’est tout à fait normal. Pour avancer, il est utile d’explorer trois axes :

  • Ce que vous aimez faire (le “Quoi”)

  • Ce qui vous motive et vous donne de l’élan (le “Pourquoi”)

  • Les conditions dans lesquelles vous vous épanouissez (le “Comment”)

C’est ce que je propose dans mon guide gratuit et dans mes accompagnements. Ce travail permet souvent de faire émerger des pistes beaucoup plus justes et inspirantes.

Quand faut-il arrêter de “mieux se connaître” et passer à l’action ?

C’est une très bonne question… et un vrai piège pour beaucoup ! Se connaître est une étape essentielle, mais ce n’est pas une fin en soi. Il arrive un moment où continuer à s’analyser devient une manière de retarder le passage à l’action, par peur de se tromper.

Si vous avez identifié vos valeurs, vos besoins, vos élans, et que vous sentez que ce que vous apprenez sur vous se répète… alors c’est sûrement le bon moment pour passer à l’étape suivante : tester, explorer, affiner par l’expérience.
C’est l’action qui vient confirmer l’intuition, pas l’inverse.

Dans mes accompagnements, je vous aide justement à trouver le bon équilibre entre réflexion et mouvement.

“Se connaître, c’est une base.
Mais ce n’est pas une fin.”

Si vous avez fait ce travail d’introspection, vous êtes prête pour passer à l’étape suivante : faire émerger des idées qui vous correspondent vraiment.

👉 Accéder au pilier : Trouver des idées

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