Je n’ai plus envie d’aller travailler.
Cette phrase, vous l’avez peut-être pensée ce matin, ou depuis plusieurs mois.
Parfois brutalement après un changement, parfois insidieusement sans qu’on comprenne vraiment ce qui est en train de se jouer.
Avant d’aller chercher des solutions pour “retrouver la motivation”, je vous propose de prendre le temps d’un diagnostic :
pourquoi cette perte d’envie est apparue ?
Car ce symptôme peut recouvrir des réalités très différentes… et donc appeler des réponses très différentes.
Alors on est parti pour :
- comprendre pourquoi on peut perdre le plaisir et l’envie d’aller travailler
- comment faire pour poser le bon diagnostic
- et 3 pistes d’action pour agir de façon ciblée selon le problème

Je n’ai plus envie d’aller travailler : quelle situation vous ressemble le plus ?
La cage dorée : quand la sécurité devient un piège
Salaire correct, statut valorisant, conditions objectivement “bonnes”…
et pourtant, un malaise persistant.
Dans cette situation, la culpabilité empêche souvent d’écouter ce qui ne va plus :
“Je n’ai pas le droit de me plaindre.”
👉 La cage dorée crée un conflit interne entre raison et envie, qui finit par épuiser.
Le décalage identitaire : quand vous avez changé… mais pas votre job
Avec le temps, les priorités évoluent.
Ce qui faisait sens il y a dix ans ne correspond plus forcément à la personne que vous êtes devenue.
Le poste, lui, peut être resté figé.
👉 Ce décalage est fréquent chez les personnes curieuses, sensibles, en évolution permanente.
Les frottements relationnels et politiques
Jeux de pouvoir, manque de reconnaissance, décisions incohérentes, injustices répétées.
Ces éléments ne sont pas toujours spectaculaires, mais ils usent sur la durée.
👉 Pour certains profils, ce sont ces frottements quotidiens qui font perdre toute envie.
Sauf que …
Dans la majorité des cas, ces situations se combinent.
C’est ce mélange qui rend l’analyse difficile… et qui nécessite une vraie méthode pour démêler les choses.
Partir de vous avec la méthode des 3 curseurs©
pour affiner le diagnostic et le plan d’actions

Partir de vous : LA clé
Et pour comprendre ce qui ne va pas, quand tout s’emmêle, je pars le plus souvent de VOUS :
- c’est à dire savoir ce que vous voulez avec la méthode des 3 curseurs©
- PUIS travailler “en miroir” vs votre job actuel comprendre ce qui ne va pas, où est l’écart entre vos aspirations et votre poste
- plutôt les tâches
- plutôt le sens
- plutôt le salaire …
et c’est là que le plan d’actions peut commencer à s’écrire en finesse !
Pour initier la réflexion sur les curseurs et savoir répondre à “tu veux faire quoi quand tu seras grand(e)” !, vous pouvez télécharger ce guide OFFERT :
3 pistes d’actions pour retrouver du plaisir au travail

C’est le choix de Delphine, qui a en tête un projet de changement plus gros à réaliser dans quelques années mais dit aussi de son métier : “Au final, je poursuis sur une voie dont je sais que je suis faite pour cela (le marketing) et connais les pièces du puzzle pour plus de complétude.”
C’est le choix de Manon qui décide de quitter la communication pour la psychomotricité, aucune des pistes “plus petites” ne lui convenaient. A 30 ans, elle se dit que c’est maintenant qu’elle veut se lancer dans ce projet qui colle à tout ce qu’elle veut faire, elle dit
“J’ai appris et surtout j’ai compris que je voulais travailler avec les autres, que j’etais un profil empathique mais surtout que j’avais la capacité et les épaules
pour un jour le mettre à mon compte et passer ce cap de la reconversion.
J’ai compris que j’étais capable d’aller au bout des choses et me lancer.”
Vous ne savez pas encore où vous situer ? Le test TOUT QUITTER OU PAS peut vous aider à poser un premier diagnostic rapide en 5 minutes.
ENVIE D’Y VOIR PLUS CLAIR
Deux options
pour avancer guidé(e) pas à pas

Le question / réponse de l’article
- Pourquoi je n’ai plus envie d’aller travailler du jour au lendemain ?
La perte d’envie soudaine est souvent liée à un événement déclencheur (changement de management, réorganisation, épisode difficile). Mais elle peut aussi être le point de bascule d’un désalignement plus profond qui s’accumulait depuis longtemps.
- Est-ce normal de ne plus supporter son travail après plusieurs années ?
Oui, c’est même très fréquent. Vos priorités évoluent avec l’âge, les événements de vie, ou simplement le temps qui passe. Ce qui vous convenait à 30 ans peut sembler vide à 40. Ce décalage identitaire n’est pas un caprice, c’est un signal de croissance personnelle.
- Faut-il tout quitter quand on n’a plus envie d’aller travailler ?
Pas nécessairement. Selon la nature du problème (burn-out, bore-out, brown-out, cage dorée…), les solutions vont du simple ajustement de poste (job crafting) au changement complet de voie. Le bon diagnostic conditionne la bonne action.
- Comment comprendre d’où vient le problème ?
La méthode des 3 curseurs permet de séparer les plans : ce que vous faites (QUOI), ce qui vous met en mouvement (POURQUOI) et vos conditions d’exercice (COMMENT). En travaillant chaque curseur individuellement, on identifie où l’écart se creuse vraiment.




