Vous avez envie de changements professionnels :
- parce que vous avez fait le tour de notre job,
- parce que vous ne trouvez plus de sens,
- parce que vous ne vous reconnaissez plus dans les valeurs de votre société…
et là vous vous dites « ba oui mais j’sais pas quoi faire » voire pire « je ne sais rien faire d’autre » !
C’est une question qui revient souvent dans les échanges que nous avons parce que n’avons pas tous :
- une PASSION depuis tout petit qui pourrait devenir notre futur job,
- ou une idée d’entreprise révolutionnaire à créer qui pourrait en plus sauver le monde 😉.
Et cela donne de vrais sentiments de frustration, surtout quand vous essayez tout un tas de solutions qui ne fonctionnent pas bien.
Alors si vous vous êtes déjà dit, “je voudrais changer, mais pour faire quoi”,
je vous propose dans cet article de faire le point sur :
- la raison pour laquelle vous n’avez pas d’idées ou l’impression de ne pas en avoir, les solutions qui ne fonctionnent pas
- mes 3 boussoles pour passer de j’ai pas d’idées à j’ai trouvé un projet qui me redonne envie d’aller travailler
- et surtout mon astuce déclic pour sortir de l’impasse avec le petit, moyen, gros !
Pourquoi je n’ai “aucune idée” pour ma reconversion ?
Entre vérités et mauvaises solutions
Vouloir changer de travail sans savoir vers quoi aller n’a rien d’exceptionnel.
On se retrouve alors un peu comme un adolescent à qui on demande “alors tu veux faire quoi comme métier ?” sans grande certitude,
ou avec des idées dont on doute, qui semblent compliquées à mettre en oeuvre,
ou parfois encore, comme c’était mon cas, avec plein d’idées mais aussi plein de contre idées, de “oui mais” !
On est alors bloqué par les peurs, les doutes qui sont nombreux (vous pouvez creuser la questions des peurs et doutes dans la reconversion dans cet article) et le manque de méthode.
On ne nous apprend pas vraiment à trouver un métier quand on est grand alors on tente des choses qui marchent plus ou moins bien !
Parmi ces méthodes qui fonctionnent plus ou moins :
Regarder des listes de métiers qui recrutent, qui paient, le top 10 des métiers qui …
Là aussi, il semble assez logique et malin de vouloir un projet qui vous permette :
- de trouver du travail parce qu’il ne s’agit pas d’un métier en voie de disparition
- et pour retrouver le point du dessus de gagner votre vie du coup 😉
Parmi 10 métiers d’avenir partagés par Business Insider vous pouvez retrouver :
- Ingénieur chargé du tri et de la collecte de données
- Ingénieur en cybersécurité
- Conseiller en réinsertion de jeunes cyberdélinquants
- Concepteur d’assistants vocaux
- Assistant en bonheur
- Coach en relations d’entreprise
- Designer de smart home (maison connectée)
- Auditeur d’algorithmes
- Coordinateur Uni4Life
- Prévisionniste en cybercatastrophes (ça fait rêver ça non !!)
Il est bien sûr vraiment important d’étudier les potentialités d’emplois du métier, du projet si c’est une création d’entreprise et donc d’être tourné vers l’avenir.
Mais les métiers d’avenir sont trèèééés nombreux dans des champs d’application multiples et il peut être très chronophage de vouloir trouver son métier dans une liste presque sans fin. Il est intéressant d’aller découvrir ces tendances comme veille, mais en ayant déjà fait un travail préalable pour “resserer” le champ d’études.
Par ailleurs, le choix d’un projet ne peut pas se faire sur ce seul critère si on cherche un épanouissement au travail sous peine de retrouver rapidement : ennui, perte de sens…
Un petit test en plus ?!
On aimerait tellement tous faire un test qui donne LA réponse !
J’utilise personnellement les tests dans mes bilans, mais ils ne peuvent pas vraiment vous donner LE métier idéal.
Les tests, même s’ils progressent, ne prennent en effet qu’un aspect de ce qui vous rendra épanoui au travail :
- vos compétences
- vos motivations
- votre personnalité…
Mais ils ne savent pas “tout” mélanger et pourtant, c’est bien ce qui est clé pour trouver le bon projet.
Si vous êtes jeune maman avec un conjoint qui se déplace beaucoup et que le test vous dit que vous DEVRIEZ être commerciale terrain … ça risque d’être compliqué !
L’arrivée de l’IA améliore les choses mais pour demander des idées à l’IA, il faut pouvoir lui donner des informations précises sur vous, et donc bien vous connaître au départ, et ça ce n’est toujours pas “juste un test”.
Chercher sa mission de vie
Je ne crois personnellement pas qu’il existe UNE mission de vie, UN seul et unique projet qui vous attend.
Cette notion met une pression énorme : et si je la rate ?
Je pense plutôt que nous avons plusieurs projets qui pourraient convenir, mais que vous allez faire un choix pour AUJOURD’HUI avec votre vie d’AUJOURD’HUI donc. Et vous ferez d’autres changements, ajustements plus tard parce que la vie est longue !
Je reprends un terme utilisé par un pédiatre pour les mères de famille pour leur dire qu’il ne sert à rien de vouloir être parfaite (de toute façon nos gosses nous diront qu’on a mal fait !!) mais juste suffisamment bonne.
Et bien pour le travail, c’est un peu pareil, est-ce qu’il existe UN et UN seul travail parfait qui aligne tous les chakras, sans aucun défaut et qu’il faut trouver à tout prix ?
Non mais un travail SUFFISAMMENT BON, qui part de VOUS, de ce que vous aimez faire, de vos intérêts, de vos contraintes et qu’on confronte ensuite au marché pour le rendre réel.
Un travail qui vous donne le sourire, que vous aimez faire, que vous FAITES bien MAIS qui a des défauts.
Chercher le projet à partir de vos compétences actuelles
Quand vous doutez de vous, vous pouvez aussi avoir tendance à faire une liste de vos compétences et à vous demander où les transférer directement.
C’est ce qui vous semble être un “bilan de compétences”.
Mais en faisant cela, vous vous confrontez au fait que :
- bien souvent, vous avez des compétences que vous n’avez pas envie d’exploiter, plus envie d’exploiter “telle quelle” en tout cas et vous avez du mal à les extraire de votre environnement professionnel
- vous arrivez sur des projets qui ressemblent beaucoup à ce que vous faites, et comme vous ne voulez plus le faire, vous n’êtes pas très motivé
- vous avez du mal à trouver des idées différenciantes.
Si je lancais une petite formation !
Vous allez peut-être regarder les formations auxquelles vous avez le droit, parce que commencer une formation donne l’impression de passer à l’action.
Mais attention, choisir une formation sans savoir ce qui vous motive ce en quoi vous êtes bon, à quel besoin elle répond, c’est un peu mettre la charrue avant les bœufs !
Vous pouvez aimer le sujet d’une formation sans aimer les métiers qui en découlent.
Le vrai déblocage : trouver des idées et non pas trouver L’idée

Ok mais donc comment on fait pour trouver si tout ca ne fonctionne pas ?
Premier point clé pour moi, accepter qu’on ne cherche pas LA bonne idée,
on cherche DES idées.
Et c’est en explorant plusieurs pistes qu’on trouve.
Un peu comme quand vous choisissez un logement ; vous en voyez des plus ou moins grands, des plus ou moins chers et c’est en comparaison que vous pouvez choisir !
Arrêter de chercher LE projet retire un poids énorme, on part en exploration et le choix se fait après (je vous expliquerai comment juste après !).
Et pour cette exploration, on va chercher des possibilités de
- petits changements
- moyens changements
- gros changements
Le but est de sortir de la reconversion à 180° obligatoire qui attire autant qu’elle fait peur et qui n’est pas la solution pour tout le monde.
Le petit changement : ajuster votre poste actuel
Ici on réfléchit à ce qui pourrait bouger dans votre job ou en interne.
C’est ce qu’on appelle le job crafting :
- renégocier ses missions: pouvez-vous faire évoluer des tâches, demander d’autres missions ?
- ses relations,
- sa perception de son poste pour retrouver de l’énergie sans tout casser.
C’est souvent la première piste à explorer mais cela implique
- qu’il n’y ait pas une trop grosse déconnexion entre votre poste et vos envies
- que des adaptations soient possibles (ce qui n’est pas toujours le cas !)
Exemple d’évolution interne : Gael entame un accompagnement, il ne se sent pas bien à son poste très administratif. Il est ingénieur de formation. Le travail fait ensemble lui fait réaliser que le terrain lui manque mais aussi le travail en interaction. Quand sa N+1 vient lui parler d’une réorganisation et lui demande où il se voit, il sait répondre et change vers ce type de poste. Il reprend confiance et envie.
Le moyen changement : le pas de côté
Le pas de côté consiste à bouger une seule dimension en gardant les autres.
Je reprends toujours cet exemple simple : un comptable dans l’industrie du tabac qui n’aime plus son job peut avoir plusieurs options selon le constat :
- il n’aime plus la compta : changer de secteur et aller faire de la compta pour les animaux qui sont sa passion ne va pas résoudre longtemps son problème, c’est un mauvais pas de coté
- il n’aime plus son secteur : là il peut effectivement changer de secteur
- il n’aime plus avoir un patron, il peut se mettre à son compte
Le pas de coté nécessite d’avoir bien identifié ce qui vous pèse et ce que vous aimez encore, sous peine d’être un peu un coup d’épée dans l’eau.
Exemple de pas de coté : Aude réalise pendant l’accompagnement que ce qui lui pèse le plus dans son métier de Qualité/sécurité au travail, c’est la dépendance à des managers plus ou moins intéressés par son sujet. Quand ils le sont, son job est top, sinon elle a l’impression de faire un job qui ne sert à rien. Après étude de plusieurs projets, elle décide de se lancer comme consultante QSE, en se spécialisant sur les activités qu’elle a le plus aimées dans son métier.
Le gros changement : la reconversion profonde
Quand tout est désaligné, c’est la reconversion au sens fort :
changer de métier, de secteur, parfois même de statut.
Ici il y a 1000 et 1 solutions : c’est le chemin que j’ai pris en 2018 après 15 ans en marketing, c’est le chemin que prennent environ 30% des personnes que j’accompagne depuis, cela nécessite souvent une formation et un temps plus long et changement.
Et vous pouvez retrouver des témoignages des ces plus grosses reconversions par ici :
Vous trouverez ici :
les témoignages de reconversions dans la santé et le paramédical,
Les étapes dans l’ordre pour passer de “je n’ai pas d’idées”
à “j’ai le bon projet” de reconversion

Comment trouver les idées petites, moyennes ou grandes ? Ma méthode des boussoles
Alors je vous propose donc d’arrêter de chercher LE déclic, la Grande Idée pour chercher DES idées mais comment les trouver malgré tout ?!
Nous avons vu tout à l’heure qu’on essaie avec des méthodes qui marchent mal, et c’est pour cela que j’ai construit une méthode qui structure la démarche de reconversion en 3 étapes claires, que j’appelle les 3 boussoles.
Au coeur de ces étapes, ma méthode des 3 curseurs© permet d’avancer pas à pas :
- 3 curseurs pour se connaître au départ : c’est la boussole de découverte
- puis ce sont de ces 3 curseurs que vont “naitre” les idées
L’étape des idées, celle qui vous préoccupe aujourd’hui, n’est que la deuxième. Elle ne peut pas fonctionner si la première (se connaître) n’a pas été faite.
- enfin c’est avec eux que vous irez valider LE bon projet
Pour comprendre la méthode complète dans le détail, je vous invite à lire mon article pilier sur les 3 boussoles de la reconversion. Vous y verrez comment les 3 étapes s’articulent et pourquoi elles fonctionnent ensemble.

LES 3 CURSEURS POUR FAIRE EMERGER DES IDEES DE CHANGEMENT : quoi – pourquoi – comment
Les 3 curseurs couvrent les critères essentiels à l’épanouissement professionnel, pour vous guider dans l’introspection et éviter de se focuser sur un seul point de votre vie pro.
LE QUOI
Il ne s’agit pas de prendre uniquement en compte vos compétences pour voir comment les combiner autrement dans un autre métier, mais de travailler principalement sur ce que vous AIMEZ faire.
Cela passe par ce que vous avez fait au travail, mais pas uniquement.
L’objectif est d’identifier ce qu’il vous faut FAIRE pour être bien dans une journée en le sortant le plus possible du contexte précis de votre secteur professionnel.
Je reprends souvent mon propre exemple :
- j’ai toujours aimé les maths pour le côté résoudre des problèmes,
- j’ai travaillé dans les études marketing comme consultante et j’aimais comprendre le besoin de mes clients dans des briefs puis analyser des données, des infos pour pouvoir répondre à des questions, des problèmatiques et faire des recommandations
- aujourd’hui c’est encore ce que j’aime : comprendre votre problématique, la décortiquer, analyser et résoudre.
Le contexte, la manière de faire, le sens changent, mais pas ce que j’aime FAIRE.
Et c’est là toute la différence avec une liste de compétences qui noteraient que je sais analyser des parts de marché quand je travaille en marketing et chercherais ce que je peux en faire pour le futur !
LE POURQUOI
Chercher le travail “idéal” DOIT vous donner l’occasion de vous recoller à vos envies, à vos désirs.
C’est un moment pour écouter ce qui vous fait vibrer, ce qui vous a toujours fait rêver.
Il s’agit ici de penser à vos centres d’intérêts (pas besoin d’avoir UNE Passion dévorante ;-)), à ce que vous avez envie d’apporter, en quoi vous voulez être utile.
Et ici de ne pas tomber dans la “tyrannie” du sens, on peut être utile de 1000 façons : en massant les gens, en faisant de délicieux gâteaux… pas uniquement en sauvant la planète et les bébés phoques (ce qui est aussi très bien mais pas la vocation de tous !). Pas de pression donc ici, vous pouvez aller consulter cet article pour réflechir à cette question du sens.
LE COMMENT
Et on prend aussi en compte vos contraintes et vos envies/besoins concernant le cadre de travail : quel salaire, quels horaires, quel environnement de travail ?
Il ne s’agit pas de sortir du chapeau un métier rêvé, mais tellement irréalisable que vous en serez au même point dans 2 ans, et même encore plus dépité(e) car ayant dépensé de l’énergie pour rien.
Les contraintes peuvent être très diverses : des enfants en bas âge, un prêt à rembourser, un pays où l’on n’a pas de visa travail, l’environnement de travail, le marché de l’emploi actuel.
Pour aller travailler ces 3 curseurs dans le détail, je vous propose d’aller télécharger ce guide offert qui vous permettra de les creuser tranquillement :
Comment valider ensuite le bon projet ?
Le travail de connaissance de soi (Boussole 1) vous permet donc de bien comprendre ce dont vous avez besoin, c’est cette étape qui vous permet de correctement explorer les idées de la boussole d’exploration en ne pensant pas à un changement de secteur si vous réalisez que le problème vient de vos tâches.
Le choix du bon projet ensuite entre les options possibles va se faire en allant explorer plus en avant vos options dans la réalité à l’étape de décision : prise de contact avec des professionnels, étude de financement, des aides, des formations, du marché de l’emploi. Ici il s’agit de bien comprendre la réalité du marché pour valider quel projet aligne le mieux vos curseurs et est le plus réaliste.
Un projet coup de coeur sur lequel vous ne seriez pas embauché ou sur lequel il y a très peu de client n’est sans doute pas le bon projet.
Mais l’exploration de tous ces critères ne se fait que sur quelques projets dans le détail et en les comparant les uns aux autres. Vous ne pourrez pas cocher toutes les cases, il s’agira de prioriser ce qui est le plus important pour vous ; salaire, stabilité, sens, etc. et de choisir alors le meilleur projet qui réunit au mieux vos envies. Pas parfait mais suffisamment bien !
Pour aller plus loin
Pourquoi cette approche fonctionne quand on n’a pas d’idées
Parce qu’elle vous fait sortir du piège de “chercher LA bonne idée”. Elle vous propose plutôt :
- Commencez par vous connaître (Boussole 1). Vous ne cherchez pas dehors, vous partez de vous.
- Faites émerger plusieurs pistes à différentes tailles (Boussole 2). Vous ne cherchez pas UN métier, vous en explorez plusieurs.
- Validez la bonne dans le réel (Boussole 3). Vous ne décidez pas dans votre tête, vous décidez au contact des faits.
Il est intéressant aussi de réfléchir autrement, s’amuser un peu pour que des idées de reconversion viennent même quand vous avez l’impression d’être perdu en répondant à des questions un peu différentes, c’est ce que je vous propose dans cet article :
- 15 exercices pour trouver sa voie en utilisant le rêve, le passé, le présent, vos intérêts… bref plein de choses différentes pour creuser, fouiller et vous aider à y voir plus clair et à faire jaillir ces fichues idées !!
ENVIE D’Y VOIR PLUS CLAIR
Le programme TROUVER SA VOIE
pour avancer guidé(e) pas à pas
Ce parcours, celui des 3 boussoles, c’est ce que je propose dans mon programme d’accompagnement Trouver Sa Voie : un accompagnement complet pour vous accompagner de la connaissance de soi à la validation de votre projet.

Et hop j’enregistre cet article





