julia guimbaud

RECONVERSION DEVELOPPEUR WEB : LE PORTRAIT DE JULIA !

Un parcours de reconversion original aujourd’hui puisqu’il ne s’agit pas d’une reconversion vers un métier du paramédical mais un départ du paramédical pour une reconversion dans un métier porteur pour l’avenir : le développement web !

 

Evidemment une telle reconversion est intrigante alors j’ai eu envie d’en savoir plus en interviewant Julia qui nous raconte le pourquoi de cette reconversion comme développeur web et même Développeuse No Code – Webflow / Figma !


Pourquoi quitter le métier de podologue ?


Julia pour commencer peux-tu nous expliquer ton parcours vers le métier de podologue qui n’est pas forcément le métier paramédical le plus connu ?

Mon rêve au départ était d’être médecin mais la période de la fin du lycée a été une période compliquée pour moi et on m’avait conseillé à l’époque de renoncer à ce projet trop ambitieux.

J’ai cherché ce que je pouvais faire en restant dans la santé et en étant mon propre patron et sans passer par la première année de médecine.

J’ai éliminé infirmière qui ne me plaisait pas trop, kiné non plus et puis j’ai trouvé podologue.

 

Est-ce que les études de podologie t’ont plu ?

Oui l’entrée à l’école se faisait à l’époque sur concours et ensuite j’ai beaucoup aimé les études, c’était scientifique et intéressant.

Et je me suis dit pendant ces études qu’il fallait que je retente médecine via la passerelle possible avec les études de podologie ! Une de mes profs m’a d’ailleurs soutenue dans le projet en me disant que j’avais largement le niveau.

 

Pourquoi n’avais-tu pas « osé » tenter médecine dès la sortie du bac ?

Comme je te le disais, le lycée a été une période personnelle compliquée. À ce moment, les profs ne te jugent que par les notes qu’ils attribuent. Leur analyse est binaire et réductrice. Tout mon entourage s’est alors mis à me démotiver.

La fin de ma première terminale s’est soldée par un échec au bac. J’ai vraiment vécu cela comme une humiliation. À ce sujet, j’ai récemment osé poster un message sur LinkedIn pour en parler et cela a été une libération de me sentir moins seule.

On dit tellement que le bac est une formalité que ne pas l’avoir est vraiment un tabou.

J’ai reçu énormément de soutien sur ce post.

 

Donc pendant tes études de podologie, tu reprends confiance et tu te dis que tu vas tenter médecine via la passerelle qui permet d’intégrer médecine sans faire la 1ère année, quelles sont les conditions précises ?

Exactement. Il suffit de deux ans d’exercice, d’un diplôme d’État dans la santé et on peut postuler. Je commence à travailler comme podologue avec cette idée en tête.

Au bout de ces 2 ans, j’ai intégré un cabinet de podologie top et j’ai donc décidé de continuer à pratiquer encore un peu, j’ai voulu laisser sa chance au métier.



Devenir développeur web


DEVENIR DEVELOPPEUR WEB

Mais je t’interviewe aujourd’hui pour une reconversion dans le développement web, donc que s’est-il passé pour que tu abandonnes l’idée de médecine et que tu arrives sur ce métier ?

En fait ce que j’ai aimé en pendant mes études de podologie, c’était l’aspect scientifique. Malheureusement, la réalité de la pratique est assez différente. Travailler avec des patients, demande beaucoup d’écoute, nous sommes au contact de gens qui souffrent toute la journée. Cela peut devenir pesant et nous n’y sommes pas vraiment préparés. L’exercice libéral n’est pas évident non plus. Je travaillais jusqu’à 70 heures/semaine et j’étais énormément taxée.

Pourtant, je fantasmais toujours la profession de médecin…

D’un autre côté, j’avais toujours une forte envie de voyager et les professions de la santé ne le permettent pas facilement. Il faut à chaque fois repasser des équivalences et c’est très compliqué. Je me suis quand même inscrite pour la passerelle.

Puis il y a eu le confinement, j’ai travaillé sur mes désirs et envies profondes et compris que mon envie de voyager était ma priorité.

J’ai donc renoncé à médecine, puis, annoncer une date de départ à mon équipe au cabinet.

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Comment as-tu trouvé ton nouveau projet de développeuse web ?

J’ai rencontré de nouvelles personnes dans le monde de la tech grâce à mon copain. Cet univers qui m’était avant totalement étranger m’a semblé intéressant pour créer une activité en ligne.

Je pouvais associer :

  • la liberté de l’entrepreneuriat,
  • avec la créativité (qui me manquait) e
  • t je n’avais aucune obligation de reprendre des études. Je pouvais également rapidement générer des revenus, je n’avais pas de chômage c’était donc un critère important pour moi !

Je voulais aussi un projet qui me permette de voyager, d’être « digital nomade » pour reprendre un terme à la mode même si je ne l’aime pas beaucoup !

Le développement web et le webdesign répondaient bien à tout ça et j’ai alors cherché une formation qui me permette aussi de me spécialiser.

 

Quelle formation as-tu faite justement pour cette reconversion de web développeuse ?

J’ai fait une formation chez Udemy sur du développement no code avec des technologies porteuses et créatives : Webflow / Figma.

J’ai choisi les formations en me fiant aux avis et aux notes sur Udemy.

(Vous pouvez retrouvez des formations en ligne dans cet article)


Le métier du développement web


développeur web

Qu’est ce qui te plait dans cette reconversion dans le développement web ?

Le fait d’apprendre de nouvelles choses, le challenge. Le monde de la tech est passionnant et il est important d’en comprendre la base pour mieux appréhender le monde qui nous entoure.

Bien que je ne pense pas exercer cette profession toute ma vie, je développe des compétences utiles pour l’entrepreneuriat.

Evidemment, j’aime le fait de pouvoir travailler de partout. Même en pleine pandémie, j’ai voyagé toute l’année passée.

 

Qu’est-ce que tu trouves plus difficile ?  

J’ai un peu sous-estimé le temps qu’il faut pour monter une activité indépendante. Être développeuse freelance c’est savoir faire un site mais aussi savoir le vendre. C’est cette partie qui a été la plus difficile pour moi.

 

Comment tu as fait pour te faire connaitre justement ?

Au début parce que je documentais ma reconversion, c’est comme ça j’ai eu des premiers clients.

Puis en début 2021, j’ai annoncé sur les réseaux que j’étais en difficulté financière. J’ai reçu un élan de soutien et on m’a aidé notamment avec un accompagnement sur le freelancing pour apprendre à vendre, à négocier, pour optimiser mon profil sur les plateformes. C’était le coup de pouce qu’il me manquait.

Si on veut se lancer il faut les compétences techniques, mais il faut également savoir se vendre et pour moi c’est cet apprentissage-là le plus dur.

 

J’insiste effectivement énormément dans mes accompagnements sur cette partie en disant qu’on a 2 métiers comme entrepreneur, le cœur de métier et celui de chef d’entreprise. Trouver un nouveau projet sans avoir de clients, ce n’est pas une reconversion réussie…

Pourquoi est-ce que cet apprentissage a été le plus difficile pour toi ?

Dans la santé, on nous dit qu’il ne faut pas se vendre.

J’avais donc l’idée que vendre était forcément quelque chose de négatif.

Pour moi « savoir vendre » signifiait « vendre quelque chose à quelqu’un qui n’en a pas besoin ». J’avais une vraie aversion,  mais je m’y suis mise quand même. Si je devais expliquer ce que signifie « savoir se vendre » aujourd’hui, je dirai

« être capable de démontrer sa valeur et se vendre au prix juste ».

En réalité, c’est absurde, il n’y a rien de péjoratif dans le fait de proposer un service et de vouloir gagner sa vie avec.

 

Quels types de projets réalises-tu ?

Je conçois essentiellement des « sites vitrines » et des ecommerce. Les fonctionnalités restent basiques, cela répond à une demande d’indépendants, de professionnels de santé, et de startup.

 

Comment trouves-tu tes clients aujourd’hui ?

Malt (plateforme pour freelance) représente 60% de mon chiffre d’affaires, le reste vient des réseaux sociaux.

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Financièrement je m’y retrouve depuis le mois d’avril, et mon activité a explosé en Août dernier. Les revenus varient un peu d’un mois sur l’autre, mais je connaissais déjà cette variabilité en étant podologue libéral donc… Je ne m’en fais pas !

 

Quels conseils donnerais-tu ? faut-il des qualités particulières pour devenir développeur web?

J’insisterais sur ce qu’on vient de se dire, accorder autant de temps à la compétence technique qu’à l’entrepreneuriat. Et ensuite, ne pas en avoir peur : ça s’apprend !

 

Ma question classique de la fin : et si c’était à refaire, est-ce que tu ferais des choses différemment ?

Non, tout ce qui s’est passé contribue à ce que je suis, mais peut-être que j’apprendrais à vendre plus tôt !


Comment devenir développeur web

Les informations pratiques

Les qualités pour devenir développeur web

Le développeur web s’occupe de la conception de sites, d’applications, de logiciels et de programmes informatiques « sur-mesure » pour répondre aux besoins de son entreprise ou des clients.

Il analyse leurs besoins et réfléchit à l’ergonomie du programme à venir.

Il dresse ensuite un cahier des charges qui précise tous les détails nécessaires. Enfin, il effectue des tests et dans la majorité des cas, est obligé par la suite de corriger les erreurs et d’adapter le logiciel selon les demandes du client.

Le développeur web doit être polyvalent, autonome, respectueux des délais et capable d’intégrer de nouveaux concepts et langages de programmation dans un univers qui évolue très rapidement.

Quelles formations pour devenir développeur web ?

Il existe beaucoup de formations possibles de Bac+2 à Bac+5 mais aussi beaucoup de manière de se former seul sur Udemy ou Openclassroom notamment ou alors avec l’Ecole 42.

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Et vous aujourd’hui ?


Julia a découvert l’univers de la tech en échangeant avec des professionnels et ce projet lui a paru répondre à plusieurs des critères clés pour elle aujourd’hui :

  • de la créativité
  • de l’apprentissage
  • du voyage
  • une formation courte

 

Si ce secteur vous intéresse, mais que les critères de ce qui ferait le bon job pour vous sont encore un peu flous je vous propose de commencer par le guide OFFERT.

Vous pouvez retrouver et contacter Julia sur LinkedIn  et sur son site

Merci encore Julia !


Si vous sentez que vous avez besoin d’aller plus loin dans le démêlage, le programme TROUVER SA VOIE, la Grande Aventure ! est là pour ça.

Et le programme enrichi éligible au CPF vous accompagne une étape plus loin, pour trouver le 1er client et pas uniquement l’idée de projet puisque Julia n’est pas la seule pour laquelle cette partie est problématique !

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AH Accompagnement

Annaick

Je suis Annaick, j’ai passé 15 ans dans le marketing avec des moments joyeux et d’autres beaucoup moins, vécu 1 expatriation et un retour en France qui m’ont amenée à me poser encore plus de questions sur mes envies professionnelles Et c’est au cours de cette 2ème expatriation au Moyen-Orient, que j’ai créé AH Accompagnement pour ceux et celles qui comme moi ont envie d’être épanoui au travail et par le travail. Je vous accompagne donc à trouver ou retrouver votre voie et à prendre votre envol professionnel avec des séances en ligne et des programmes personnalisés.

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