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Portrait de Marjorie Murphy, créatrice de Exexpat Le Podcast qui nous parle expatriation, retour en France après le Canada

La vie avant l’expatriation 
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Marjorie, est-ce que tu peux nous raconter ta vie avant ton départ à l’étranger ?

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J’étais journaliste et j’étais à Paris et juste avant mon départ, je venais d’être embauchée chez Europe 1 donc j’étais vraiment contente.

Mais mon mari britannico-canadien qui était venu à Paris pour être barman pour 1 an, était déjà là depuis un petit moment et n’arrivait pas à trouver de travail « sérieux » en France. Donc il est reparti dans son pays, et il m’a demandé de le suivre.

J’étais un peu triste parce que j’allais avoir un CDI chez Europe 1 mais je me suis dit « allez c’est l’aventure ».

La vie au Canada
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Alors cette arrivée au Canada, eldorado ou pas ?

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J’ai eu du mal à me faire au pays mais j’ai eu un travail tout de suite comme journaliste. Mon mari a trouvé le boulot de juriste qu’il voulait.

Et puis pendant les années là-bas, j’ai eu 2 enfants.

Mais ce qui était difficile, c’est qu’en fait il ne s’agissait pas d’une expatriation. J’ai mis du temps à comprendre que ce n’était pas un transit, qu’on allait rester ici.

Au bout de 4 ans, j’ai compris que ce qui me manquait ce n’était pas vraiment la France, ce n’était pas forcément de rentrer en France mais c’était la culture française.

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C’est à dire, qu’est ce qui te manquait de la culture française ?

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En arrivant, j’avais fait comme quelques années plus tôt quand j’avais vécu à New-York : pour bien m’intégrer, j’avais voulu une immersion complète dans la culture locale.

Quand j’ai compris ça, j’ai alors « réintégré » les groupes de français et cela a été mieux. J’ai commencé à me sentir plus à l’aise dans le pays.

Et là mon mari m’a dit qu’il en avait marre et qu’on rentrait en Europe !

J’étais un peu surprise : je commençais à m’y faire, les enfants étaient bien, on allait chercher une maison.

Pendant des années, je lui ai reproché d’être parti parce qu’il me manquait quelque chose, que je ne me sentais pas hyper bien dans ce pays. Et là que ça allait mieux, c’est lui qui voulait partir !!

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Et pourquoi cette envie de partir ? De quoi en avait-il « marre » ?

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Ce qui nous plaisait ici, c’est qu’il y a plus d’ouverture d’esprit pour trouver du travail. En France, on se sent dans des cases : tel diplôme, tel endroit, telle personne.

Mais on vivait à Toronto et la vie au canada est « trop calme » ! Il faut que ça bouge pour nous.

Et puis aussi, on ne peut pas débattre, les canadiens ont tout de suite l’impression qu’on s’engueule !

Le retour en France après le Canada

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Et du coup, vous rentrez, alors ce retour ?!

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J’étais quand même super contente mais là, la grosse baffe.

J’ai cru que je rentrais chez moi mais en fait non. J’avais du mal même avec la langue !

Je trouvais incroyable de ne pas pouvoir critiquer, de ne pas pouvoir comparer. Je trouvais que les gens étaient très peu curieux de ce que j’avais vécu, ils n’avaient pas envie qu’on raconte trop.

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Est-ce qu’il y a eu des choses faciles ?

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Pour les enfants, ça s’est bien passé. Nous avons trouvé une école publique internationale : ça nous a sauvé la vie !

C’est une vraie problématique de leur faire garder l’anglais sans payer une fortune en école internationale ! Pour le moment ça va.

Peut-être que ma fille ça sera plus compliqué sur la langue car elle est partie plus jeune. Mais elle s’est fait des copines qui parlent anglais.

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Et qu’est ce qui a été moins facile ?

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La plus grosse baffe ça a été de ne pas trouver le boulot fixe. Je fais plein de boulot et de piges.

Quand je me suis retrouvée dans cette situation, j’ai commencé à regarder sur les forums et les pages Facebook et j’ai vu que je n’étais pas seule.

Et de là m’est venue l’idée du Podcast ExExpat pour parler de ce sujet du retour et des difficultés rencontrées.

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J’accompagne des personnes qui rentrent en France et qui cherchent du travail et qui ont parfois besoin de mettre en avant des expériences un peu différentes « atypiques » quand elles ont été à l’étranger. Mais dans ton cas, ce que je trouve un peu fou c’est que tu as été journaliste au Canada, qu’est ce qui était donc différent à ton retour en France ?

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Au Canada, j’étais chroniqueuse culturelle alors qu’avant de partir j’étais plutôt sur la finance.

Mais en France, pour travailler sur la culture il faut être connue.

Et puis maintenant avec le recul, je pense qu’il me manquait de la culture française des 10 dernières années.

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Est-ce que tu as pu activer ton réseau ? On sait que ça peut vraiment aider ?

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Oui, clairement j’avais gardé de très bons contacts avec mon réseau quand j’étais au Canada.

Et les gens ont essayé de m’aider.

Mais quand je suis rentrée on me proposait le même salaire qu’auparavant et aussi on m’a mise à des postes pour lesquels je n’étais pas encore prête.

Je pense aussi que j’ai eu tellement peur de ne pas retrouver que j’ai fait les choses trop vite. J’aurais dû prendre le temps « d’atterrir », de me reconnecter.

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Est-ce que tu as pensé à te faire accompagner ?

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Maintenant plus, j’ai envie de créer une société autour du sujet de l’expatriation que je trouve plus intéressant.

Pour le moment je n’en vis pas mais j’ai eu un sponsor pour 4 épisodes qui est PSA sur les épisodes 2,3, 5 et 6 de la 2ème saison.

Avec le recul je vois que j’aurais du être aidée mais je ne voulais pas dépenser d’argent.

Maintenant j’ai un coach qui pousse, qui m’oblige à faire le pas d’après, je suis sur la bonne voie !

Pour finir, quels conseils donnerais-tu à ceux qui vont rentrer ? 

Les conseils de Marjorie, Ex Expat !
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  • Se préparer : écouter les podcasts, se renseigner de ce qui faut faire

 

  • Demander de l’aide aux autres : on le fait en expat mais il faut le faire en rentrant, on a perdu l’habitude des admistrations

 

  • Quand on part en expatriation, on sait que ça va être difficile, on s’y attend moins au retour ! Et pourtant on a changé donc il faut s’y préparer !

 

  • Ne pas revenir trop en « conquérant », en disant tout le temps « moi à l’étranger »
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Les conseils AH Accompagnement 

1. Les gens sont peu curieux, ils n’ont pas envie qu’on raconte trop …

Avec Marjorie comme avec Marie-Stella (voir article ci-dessous), c’est un sujet qui nous a beaucoup fait parler.
Nous avons en effet toutes les 3 eu ce sentiment, et très vite compris qu’il ne fallait pas trop longtemps parler de notre expatriation.

Pourquoi ?

On a pu se dire que c’était un manque de curiosité.

Je pense aussi qu’il peut y avoir un sentiment que les expatriés se sentent supérieurs (ou alors un sentiment un peu d’infériorité chez ceux qui ne sont pas partis, n’ont pas osé et nous envie un peu !).

Il y a d’ailleurs, il faut bien se l’avouer, des expats prétentieux, il en existe 🙂 Qui même après 3 mois dans un pays peuvent tout vous expliquer comme s’il y avait vécu 10 ans ! Qui « crachent » sur la France où tout est nul par rapport à l’autre pays, et nous même en tant qu’expat on a un peu envie de les faire taire !!

Et cet a priori probablement dessert les expatriés en général, comme si tous se sentaient supérieurs, comme si tous quand nous rentrons nous avons en tête « ah ah nous on a fait des trucs alors que vous rien puisque vous n’avez pas bougé ».

Alors que non, nous savons bien que l’on peut faire 1000 choses en restant dans son pays, mener 1000 projets, entreprendre, … ou même simplement mener une vie de famille heureuse avec un job qu’on aime, et que c’est déjà bien non ?

Alors peut-être cette tension expat / pas expat est-elle juste une illustration de la difficulté de communiquer quand il y a une différence, peut-être que cela donne aux impatriés, un tout petit aperçu de la difficulté de vivre des immigrés.

Alors mon conseil est toujours effectivement de ne pas en faire trop. Comme le dit Marjorie de ne pas arriver Conquérant, savoir mettre en valeur tout ce qu’on a fait sans penser qu’a priori parce qu’on est parti on est meilleur, ni moins bien à l’inverse.

Un challenge d’équilibre ! Un pitch qui se prépare vraiment pour savoir se raconter tranquillement !

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2. Se faire accompagner pour préparer son retour

Marjorie nous explique bien qu’un de ses problèmes est qu’elle a eu peur de ne pas trouver de travail en rentrant et qu’elle est donc partie sur sa recherche « bille en tête » sans prendre vraiment le temps de se poser.

Il est pourtant important de se demander ce qu’on a pu faire de cette expatriation – voire immigration !. Ce qu’elle nous a apporté de nouveau, ce que l’on va en faire dans notre recherche future, où l’on veut aller.

Et évidemment, un accompagnement est utile pour faire cela pour :

  • faire le point sur ses compétences et sur ses envies futures : Marjorie n’avait plus envie d’aller vers la finance mais peut-être aurions-nous pu anticiper ce vers quoi elle pouvait aller
  • avoir une méthode guidée pour se poser les bonnes questions même quand on se sent un peu perdu, c’est encore plus le cas quand on veut changer de voie à son retour
  • garder le cap même quand c’est difficile
  • avoir un regard extérieur pour prendre du recul sur la situation
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Je vais y arriver seul, je ne vais pas dépenser d’argent pour cela

On se dit parfois qu’on peut y arriver seul, qu’on revient dans son pays qu’on connaît… mais si vous êtes parti depuis quelques années, ne sous-estimez pas que vous avez changé et la France aussi !

Alors l’argent que vous allez dépenser en accompagnement avant le retour, peut vous permettre d’avoir un projet clair avant de poser les pieds sur le sol français, de travailler un projet quand vous avez encore un peu de temps en expat plutôt qu’au retour quand vous devez gérer le permis, l’appart, les écoles…

Un peu d’argent, contre un gain de temps, de stress et de l’efficacité dans votre projet et vos recherches ! Mais là c’est un choix qui vous revient n’est-ce pas ?!

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3. Immersion totale ou accueil français ?

Marjorie nous explique qu’au Canada, elle a voulu jouer le jeu de l’immersion totale et n’est pas au 1er abord entrée en contact avec la communauté française sur place.

C’est le choix de certains qui se disent qu’ils ne vont avoir sinon qu’une vision superficielle du pays. Cela peut d’autant plus se comprendre quand on part immigrer dans un pays plutôt que s’expatrier.

Pour autant, comme le raconte Marjorie, le manque de ses racines, sa culture, de liens communs peut se faire sentir. On peut avoir envie de vivre des moments avec des gens qui ont les mêmes bases que nous, qui ont les mêmes références parce que c’est plus facile, ça va plus vite, on se comprend.

Dîner avec des francais peut avoir un côté « doudou » réconfortant quand on est très loin de chez soi, on peut parler de notre manque commun de camembert, citer une phrase d’un film, une blague et se comprendre.

Alors évidemment, ne rester qu’entre français peut donner l’impression qu’il ne servait à rien de venir si loin, c’est un entre deux à trouver, propre à chacun.

Et d’un point de vue professionnel, la communauté française peut/doit aussi être actionnée quand on cherche du travail dans un pays étranger.

Il existe des réseaux locaux, mais on peut aussi contacter les français sur place dans les sociétés qui nous intéressent (merci LinkedIn) pour les questionner sur le pays, les réseaux (pas directement pour leur demander un travail c’est mieux !).

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