CONJOINT SUIVEUR

Retrouver du travail pour le conjoint suiveur – Réussir son retour en France / épisode 2

Comment réussir son retour en France ? Episode 2

Retrouver du travail quand on a été conjoint suiveur

CONJOINT SUIVEUR

Le conjoint suiveur : mais qu’est-ce donc ?!

Il s’agit d’un couple qui part en expatriation parce qu’un des 2 a un travail à l’étranger. L’autre suit, c’est le conjoint suiveur, souvent la femme (même si les choses changent un peu !).

Dans une étude menée par Humanis et Expat Value la situation décrite est la suivante :

  • L’étude révèle que près de 60% des expatriés considèrent leur expérience professionnelle à l’international comme une promotion, quand leurs conjoints perçoivent l’expatriation comme une rétrogradation pour leur propre carrière. Les postes trouvés par les conjoints sont très souvent inférieurs à leurs attentes.
  • Plus inquiétant encore, près de 30% d’entre eux affirment s’être « sacrifiés » pour l’autre ; un pourcentage qui monte à plus de 40% pour les conjoints « suiveurs » en recherche d’emploi dans le pays d’accueil.

Le conjoint suiveur et le travail en expatriation

Pendant l’expatriation, la personne qui ne part pas avec un emploi va avoir plusieurs solutions :

  • Souffler un peu ! Cela peut être une volonté de profiter des enfants, d’avoir une vie de famille un peu plus calme.
  • Ne pas travailler par contraintes : pas le droit, ne parle pas la langue, temps sur place trop court ….
  • Travailler dans son domaine
  • Faire des petits boulots, du bénévolat, les choses possibles sur place
  • Changer de voie : surtout quand les expats se multiplient ! Pour pouvoir travailler vraiment à chaque fois, souvent du coup en créant sa structure : le « fameux » business nomade !

RETOUR EN FRANCE

Trouver du travail au retour en France pour le conjoint suiveur

Au retour en France, les conjoints suiveurs ont souvent la volonté de retrouver une activité professionnelle plus classique.

 

Les raisons de vouloir retravailler après une expatriation sont là aussi diverses :

 

  • financières : la situation financière change quand on rentre en France et l’apport d’un deuxième salaire redevient parfois obligatoire, notamment pour les écoles surtout si on les veut internationales.

 

  • « culturelles » : s’il est compris qu’on ne travaille pas en expat, cela est beaucoup moins bien accepté en France et les femmes se sentent mal à l’aise vis-à-vis de cette injonction à s’y remettre.

 

  • l’ennui : en expat, les femmes sont nombreuses à ne pas travailler, l’école finit souvent plus tôt, … En France les femmes se sentent vite seules, à ne pas pouvoir voir grand monde puisque « tout le monde » travaille et que les enfants rentrent tard de l’école.

 

  • L’envie !! Pour beaucoup, elles peuvent ENFIN retravailler, pas de problème de visa, de langues, … C’est le moment de s’y remettre avec bonheur !!!!

 

Et là, le DOUTE arrive, que vais-je faire, qui va vouloir de moi ? que vaut mon CV ?

 

Pour commencer soyons clair : vous ne valez pas rien sur le marché du travail, il n’est pas IM-PO-SSIBLE de retrouver du boulot.

MAIS …

il va y avoir évidemment des nuances selon votre parcours et les situations décrites ci-dessus.

Je travaille avec vous les conjointes suiveuses (dont je suis !) pour analyser le passé et mettre en avant tous vos atouts, tout ce que vous avez fait surtout quand ça ne rentre pas forcément dans des cases toutes simples ! Et je suis ébahie devant vos parcours !

Reprendre confiance, savoir se vendre (oui c’est mon credo, je le répète) est alors vraiment clé.

Et parfois aussi se « réinventer » parce qu’on a changé, qu’on ne se voit pas faire ce qu’on faisait avant, qu’on a trop longtemps fait d’autres choses et qu’on ne se sent plus dans la course.

Mais si je vous dis que vous ne valez pas rien, que je vous mets sous le nez toutes vos compétences, vous ne me croyez pas toujours !




L’avis des expertes du recrutement

sur les profils « atypiques » des conjointes suiveuses

pascale daumezon
mary le gardeur

J’ai donc interviewé 2 expertes des RH et du recrutement :

Pascale DAUMEZON, directrice des Ressources Humaines chez IRI depuis 7 ans mais aussi 10 ans chez HP, 7 ans chez SUN Micro Systems

et Mary Le Gardeur, qui a fondé Mix&Match depuis 7 ans après une carrière dans les études marketing et qui donc « chasse » maintenant ! (https://www.mixmatch.fr)

Et je les ai interrogées sur la manière dont elles voyaient les conjointes suiveuses et la place qu’elles pouvaient leur donner à leur retour en France.

Pour Mary, l’expatriation apporte de nombreux atouts. Cela montre « qu’on est débrouillard courageux mâture qu’on parle anglais » (les fameux soft skills !).

Il faut donc bien travailler son parcours, connaître ses atouts et savoir où cela pourra être utile pour bien valoriser ses expatriations. Il ne faut pas se mettre de freins et voir des problèmes partout.


Ce qui peut être problématique, c’est de ne pas avoir du tout travaillé en expatriation

Pour Mary et Pascale, ce qui peut vraiment être gênant, ce sont les cas où la personne n’a pas du tout travaillé pendant son expatriation.

« Il y a un risque parce qu’il y a une routine, des pratiques, utilisation des réseaux, applis, la personne a pu prendre du retard » explique Mary.

Et c’est aussi l’image de la femme d’expat qui n’a pas travaillé qui peut déranger : « ça fait un peu confort et manque d’ambition ».

Et du coup « ce n’est pas l’étranger le problème c’est l’arrêt du travail qui est un souci » nous dit au final Mary.

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Faut-il aller vers un emploi moins qualifié ?

Et il n’est pas forcément conseillé d’aller vers des emplois moins importants que ceux que vous auriez eu avant, vous n’allez pas vous y épanouir, allez trépigner, ressasser…

Et pour l’avoir vécu en tant que recruteuse pour mon équipe, on peut être vraiment mal à l’aise à recevoir quelqu’un qui se présente surdiplômé pour un poste.

Je comprends parfaitement la situation pour le coup et j’ai forcément de l’empathie pouvant être tout à fait dans la même situation moi-même.

Mais je me suis demandée comment travailler avec une assistante qui aurait en fait un bac+5, un parcours professionnel où elle aurait fait des choses beaucoup plus intéressantes avant … Tout en comprenant le besoin de s’y « remettre ». Dilemme atroce ! (Elle a trouvé ailleurs ! Happy end !)

Ce sujet peut vraiment être sensible et compliqué, à voir au cas par cas mais peut-être privilégié d’aller vers un autre secteur dans ce cas si cela est possible.


RETOUR EN FRANCE REUSSI

Les conseils pour un retour réussi du conjoint suiveur qui n’a pas travaillé

ne pas cacher

1. Si vous n’avez pas travaillé, Il vaut mieux le dire cash plutôt que de le cacher.

Et expliquer aussi : qu’on a pu vouloir travailler et ne pas pouvoir, qu’on a pu ne pas vouloir travailler parce que tout le reste est déjà pas mal prenant quand on bouge tout le temps …

Les déménagements, école, after school, cours de langues, papiers administratifs, installation des enfants, comprendre la nourriture locale, … sont un full time job pendant les 6 premiers mois. Et il y a en même temps que la gestion des émotions, les siennes et celles de toute la famille ! On pourrait finalement si le pays le permet travailler la 2ème année, et puis on repart la 3ème 😉.

Si votre vie a été celle-là, vous pourrez le racontez en entretien, il s’agira de bien préparer votre pitch. 

Si vous êtes restés 10 ans dans le même pays sans travailler, il faudra expliquer votre volonté de retourner travailler. Cela ne sera pas impossible mais la vision du manque d’ambition sera donc là et la préparation sera donc clé !

 

2. Allez là où vous avez des atouts et où vos softs skills seront utiles

vous avez appris des langues ? vous avez acquis une capacité de communication et d’adaptation, vous connaissez le monde de l’expatriation, … Quel est votre « plus produit » ?!  

Nous avons tous des choses que nous aimons faire, que nous faisons bien, c’est le moment de se pencher sur la question. C’est un bon moment pour vous demander où vous aurez le plus de chance de trouver du travail mais du travail qui vous épanouisse parce que réunissant vos atouts et vos envies.

Télécharger le guide OFFERT pour réfléchir à vos compétences et vos envies !

GUIDE OFFERT AH ACCOMPAGNEMENT

 

 

3. Créer sa société

 

Pascale trouve que c’est une des meilleures solutions. C’est une des solutions que nous évaluons ensemble avec vous au retour. Cela n’est pas bon pour tout le monde mais peut effectivement vous permettre de vous lever le frein de l’embauche, de répondre à un besoin de flexibilité aussi.

 

Les conseils pour un retour réussi du conjoint suiveur

qui n’est pas encore rentré !

Encore en expat et vous pensez à rentrer un peu plus tard !

1. Le conseil principal est vraiment donc de rester toujours actif

Quelle que soit la manière dont vous le faites, faites quelque chose ! Bénévolat, monter une petite boite mais pas « rien ». Cela montre votre envie d’apprendre, votre motivation. 

Les solutions sont nombreuses et Pascale a plein d’idées !

  • Créer sa boite sur internet
  • Partir avec une mission en télétravail, conservé à distance son poste
  • Garder un lien / congé parental / congé sabbatique

Les accompagnements pour trouver votre projet en expatriation sont ici !

2. Penser au retour en France dès le départ en expatriation !

Il faut se poser la question au moment du départ de savoir comment on va pouvoir rester actif.

Avec Pascale nous avons beaucoup parlé d’un sujet qui me tient vraiment à cœur qui est la « protection » du conjoint suiveur.

Elle souligne de bien en parler ensemble avant, de faire attention au contrat de mariage, de penser à sa retraite. Non ça ne fait pas tellement rêver de parler de cela quand on pense expatriation. Mais quand les choses se passent mal (divorce, décès…), il est plus qu’utile d’y avoir pensé.

 

 

Et pour toutes celles qui ont travaillé en expat et qui du coup se demandent comment mettre ça en valeur, suite dans le prochain épisode : comment réussir son retour en France, la réadaptation au marché français !


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Annaick

Je suis Annaick, j’ai passé 15 ans dans le marketing avec des moments joyeux et d’autres beaucoup moins, vécu 1 expatriation et un retour en France qui m’ont amené à me poser encore plus de questions sur mes envies professionnelles Et c’est au cours de cette 2ème expatriation au Moyen-Orient, que j’ai créé AH Accompagnement pour ceux et celles qui comme moi ont envie d’être épanoui au travail et par le travail. Je vous accompagne donc à trouver ou retrouver votre voie et à prendre votre envol professionnel avec des séances en ligne et des programmes personnalisés.

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