Jérémie Kiné

Témoignage de reconversion santé : Jérémie d’ingénieur à kinésithérapeute

Je continue mes témoignages de reconversion  et ceux dans le secteur de la santé avec le parcours de Jérémie, ingénieur forestier diplômé d’AgroParisTech, devenu kinésithérapeute du sport.

Jérémie est un peu « atypique » dans les profils avec lesquels j’échange souvent puisque, contrairement à beaucoup des profils qui vont vers une reconversion, il a tout petit su ce qu’il voulait faire … et pourtant quelques années plus tard, le concret du métier l’a donc amené à revoir sa copie !

Il vous partage ici son parcours :

  • pourquoi quitter son métier d’ingénieur forestier,
  • pourquoi devenir kiné
  • et donne une mine d’informations concrètes : la passerelle kiné (comment ça marche vraiment, école par école), le financement des études (rupture conventionnelle, ARE, RFF, pompier volontaire), et le métier tel qu’il est, sans l’enjoliver.

Alors si vous vous posez des questions sur une reconversion en santé et notamment vers le métier de kiné, je vous laisse découvrir ici un résumé de notre échange, à retrouver en intégralité dans le podcast.

Ecoutez le podcast de témoignage de reconversion vers le métier de kinésithérapeute

De la forêt à la salle de kiné :

quand le “bon choix” ne suffit pas

Tu as eu une vision très claire très tôt de ce que tu voulais faire, raconte-nous ton parcours jusqu’à AgroParisTech !

Depuis tout petit, je voulais travailler en forêt. Ça s’est vraiment cristallisé à partir de 10-11 ans, lors de vacances régulières dans les Hautes-Alpes où j’ai rencontré un agriculteur-éleveur passionné et sa famille. Je passais mes journées avec lui en montagne et dans son ranch, il m’a transmis énormément. C’est lui qui m’a donné l’envie, la passion de travailler dans le milieu forestier.

A cette époque je visais garde forestier jusqu’à ce qu’on m’explique qu’il existait un niveau ingénieur forestier, bac+5, et comme j’étais bon élève,on me poussait à aller vers cela.

J’ai fait une prépa BCPST à Marseille, j’ai eu le concours pour intégrer AgroParisTech qui était la seule école en France à proposer le cursus ingénieur forestier.

Tu intègres ensuite le monde du travail du milieu forestier, comment cela se passe-t-il?

Dès la fin de mes études en 2014, j’ai travaillé deux ans avec un expert forestier indépendant dans les Alpes-de-Haute-Provence, quelqu’un d’hyper inspirant, qui m’a mis le pied à l’étrier. J’adorais le travail, mais financièrement c’était compliqué : pas assez de contrats pour en vivre confortablement dans cette région, sous ce format, ainsi que des choix de vie personnelle à faire.

J’ai alors rejoint un bureau d’études forestier en CDI. La gestion forestière me passionnait, mais elle ne représentait qu’un tiers à la moitié de mes missions.

Donc ce n’est pas la passion pour la forêt qui t’a quitté, mais les conditions réelles du métier ?

Exactement. J’adorais ce que j’avais appris, j’aimais les milieux naturels. Mais pour vraiment m’épanouir dans ce secteur, il m’aurait fallu y investir de nombreuses heures de travail, faire une croix sur certains critères de vie sociale que j’avais à cette période et je n’étais pas prêt à cela.

Sachant également que les postes dans ma région étaient peu nombreux. Je pense que ce métier nécessite d’être passionné et je ne l’étais pas de la bonne manière.

Par ailleurs, quelque chose me manquait : le sentiment d’utilité sociale, le contact humain au quotidien.

Et alors comment es-tu arrivé au métier de kinésithérapeute ?

Tout est parti d’une blessure au genou, sérieuse, qui m’a obligé à 6-7 mois d’arrêt de travail.

Ce délai m’a permis de remettre en question mes idées et aspirations, j’ai commencé à me dire que ce format de travail ne me convenait pas complètement et à penser à une reconversion. J’ai fait ma rééducation dans un excellent cabinet de kiné du sport. Un des kinés du cabinet était lui-même reconverti. En le voyant travailler, l’idée a germé et il m’a expliqué qu’il existait des dispositifs pour intégrer les écoles sans reprendre de zéro : le concours passerelle.

Le soir même, je cherchais sur Internet les conditions d’accès à une école de kiné sans passer par la première année de médecine (qui existait toujours à l’époque). J’avais un niveau master,  je remplissais les critères. Dix jours plus tard, je postulais dans six écoles.

Par ailleurs m’éclatant en sapeur-pompier volontaire, j’avais également pensé à devenir pompier professionnel et m’étais inscrit à ce concours.

Finalement, deux écoles de kiné ont accepté mon dossier et m’ont convié à un entretien oral. L’école de Marseille a retenu rapidement ma candidature.  

Ca a été très vite finalement, tu n’as pas eu peur de te tromper ? comment tu t’es senti sûr que c’était le bon projet (ce qui est une des grosses questions des personnes que j’accompagne -et peut-être de celles qui lisent cet article !) ?

Le fait de faire beaucoup de sapeur pompier volontaire, l’adrénaline, le milieu hospitalier, le soin était quelque chose que je connaissais depuis plusieurs années. Je voyais que le social m’attirait et me manquait dans le forestier.

Ensuite pendant ma blessure, j’ai été en rééducation de manière intensive pendant 8 mois et j’ai vu avec le métier de kiné que je pouvais mêler le soin, le sport que je pratiquais beaucoup et le médical. Etant en rééducation, j’ai pu tout de suite énormément échanger et poser des questions sur le métier.

J’ai un profil assez technique. Le métier d’ingénieur forestier est assez technique. Mais je retrouve encore plus cela dans le métier de kinésithérapeute du sport.

Avec le recul, le métier de médecin aurait pu m’intéresser si j’en avais eu connaissance plus tôt, mais je n’ai aucun regret à avoir choisi kiné du sport, car ce métier me passionne.

Reconversion kinésithérapie par la passerelle :

le témoignage concret de Jérémie

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Donc le dispositif en question, c’est le dispositif “passerelle” qui est très utile effectivement pour des reconversions dans le domaine du médical en permettant de ne pas passer par la 1ère année de médecine. Pour le métier de kiné qui peut y prétendre ? (vous trouverez des informations un peu plus bas dans l’article, mais attention les règles changent souvent, celles pour médecine sont en cours d’évolution pour 2027)

C’est un dispositif réservé à des profils spécifiques. À mon époque, il fallait soit un niveau master (bac+5), soit une licence STAPS, soit un statut de sportif de haut niveau, soit un diplôme d’Etat paramédical (infirmier etc.). Les conditions ont peut-être évoluées depuis, donc il faut toujours vérifier.

Concrètement : on dépose un dossier complet (CV, lettre de motivation), et si le dossier est accepté, on passe un entretien oral. Pas de Parcoursup, pas de première année de médecine, c’est le gros avantage de la passerelle !

Comment tu as choisi ton école ?

Il faut vraiment se renseigner école par école, parce que les règles changent complètement d’un endroit à l’autre. J’avais postulé dans six IFMK : Nice, Montpellier, Marseille, Grenoble, Paris, Lyon. Deux ont accepté mon dossier, Marseille et Montpellier.

Grenoble et Lyon avaient réservé leurs places passerelle uniquement aux sportifs de haut niveau locaux. Marseille, elle, avait la volonté d’ouvrir à des profils variés.

Les critères à comparer : les profils acceptés, le nombre de places en passerelle, les frais de scolarité, le statut public ou privé de l’école (qui influe sur les frais de scolarité)

J’ai eu deux chances dans mon parcours : celui d’être pris à l’école de Marseille qui était la plus proche de ma famille, et que cette école soit en rattachement progressif à l’université Aix-Marseille (donc bascule dans le public, avec diminution des frais de scolarité).

Pour l’anecdote, à Marseille, j’arrive avec un chèque de 4 000 €, et on me dit que c’est 2 500 € ! Les frais n’ont fait que baisser sur mes quatre années.

Justement, comment tu as financé quatre ans d’études sans salaire ?

J’ai combiné plusieurs choses.

– La rupture conventionnelle d’abord. Mon employeur a compris mon souhait de reconversion. Ça m’a ouvert droit à deux ans d’ARE auprès de Pôle Emploi à l’époque (devenu France Travail).

– Le RFF ensuite, le Revenu de Fin de Formation. À la fin des deux ans d’ARE, cette aide prend le relais. À mon époque, c’était environ 450 € par mois.

– Le pompier volontaire comme “job étudiant”, les week-ends et vacances scolaires.

L’été, saisonnier sur la saison feux de forêt dans les Bouches-du-Rhône. Les indemnités pompier ne sont pas imposables. Pendant quatre ans, sans vraiment de week-ends. Ce n’était pas une contrainte, j’étais avec des collègues, dans quelque chose qui me passionnait.

Les bourses d’étude : selon les régions, départements etc. sur conditions de ressources.

Les études de kiné, c’est difficile ?

J’avais donc fait une prépa ingénieur et ca a été salvateur. Les méthodes de travail, la capacité à absorber de grandes quantités d’informations, la résistance à la pression, ça revient vite.

Ma vraie difficulté : je venais du milieu forestier, zéro culture du corps humain. La première année, mes camarades sortaient de médecine, ils connaissaient déjà tout le vocabulaire. Moi, je cherchais des mots dans un dictionnaire !

La clé selon moi : la régularité plutôt que le bachotage. Revoir ses cours le soir même, progressivement. C’est mieux selon moi d’assimiler dans le temps que de tout réviser en rush avant les examens.

Résultat : major de promotion sur les quatre années. (ça n’était pas du tout un objectif mais j’en tire de la fierté car cela valide mes choix et mon investissement dans ces études).

Le métier de kiné du sport au quotidien vu par un reconverti !

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Ton projet depuis le premier jour, c’était kiné du sport. Tu n’as jamais dévié ?

Jamais. Dès la première année, chaque stage était orienté sport.

Même les stages imposés, je les choisissais à mi-temps pour pouvoir compléter l’après-midi dans un cabinet libéral spécialisé sport.

Mes quatre années d’études étaient déjà programmées pour que je devienne kiné du sport et aussi un fort investissement pendant les stages pour réussir dans le milieu.

Une fois mon diplôme en poche, j’ai eu la chance de pouvoir postuler à une création de poste au centre de formation d’un club de rugby dans lequel j’avais réalisé mon stage de fin d’études. Ma candidature a été retenue. J’ai commencé à temps partiel (les matins au club, les après-midis en libéral), puis j’ai basculé en CDI à temps plein l’année suivante.

Qu’est ce que tu aimes dans le métier de kiné en club, et en libéral ? et que trouves-tu plus difficile?

En club, ce qui est passionnant c’est l’appartenance à une équipe, la diversité des missions, l’adrénaline du terrain.

Ce n’est jamais pareil, gérer une urgence, suivre un retour de blessure, anticiper la performance. Et la fierté collective : plusieurs joueurs que j’ai accompagnés en centre de formation jouent aujourd’hui au plus haut niveau du rugby français, certains en équipe de France.

 

En libéral, le gros avantage c’est la liberté. 

Peu de kinés travaillent encore cinq jours sur cinq. La plupart aménagent leur semaine : trois ou quatre jours, des demi-journées libres, du sport en milieu de journée.

On est formé généraliste, on est indépendant et il n’appartient qu’à nous d’évoluer, de monter en compétences, de devenir référent, formateur.

Nous avons plus la main sur le contenu de la rééducation, du retour au sport, les objectifs etc. Ceci peut être piégeux car nous pouvons nous tromper et il faut alors savoir s’entourer de personnes plus compétentes dans certains domaines. En club les tâches sont plus partagées, avec des médecins présents quotidiennement, des préparateurs physiques etc.

Quel conseil donnerais-tu sur les compétences qu’il faut avoir, les choses sous estimées  ?

Ne pas oublier le fondamental, à savoir qu’être kiné, c’est soigner des gens. 

Le risque, en libéral notamment, quand on tombe dans la routine des agendas remplis, c’est d’oublier qu’il y a une personne derrière la pathologie. Il est parfois également difficile de maintenir un bon niveau d’individualisation.

Écouter des gens qui ont mal toute la journée, c’est épuisant.

Savoir faire le tri, rester lucide, ne pas se fermer, c’est une compétence à part entière qu’on ne nous apprend pas assez.

Je trouve que c’est sous-estimé dans les formations et ca peut être compliqué ensuite.

Et pour ceux qui se questionnent sur la kiné du sport en particulier : le sportif aussi est une personne. Il arrive parfois avec un mal-être qui dépasse la blessure physique. Soigner d’abord, performer ensuite.

Que penses-tu de la rémunération ?

Quel métier, à bac+5, permet de gagner entre 2 500 et 3 000 € net dès la sortie d’école ?

Pas beaucoup. 

C’est un métier qui permet de bien gagner sa vie jeune – même si ça reste un sujet, notamment sur les actes conventionnés.

Et si c’était à refaire ?

Je ne changerais rien !

Mais je m’interroge sur une chose.

Si j’avais connu le milieu de la santé plus tôt, à 12, 13 ans, qu’est-ce que ça aurait donné ? 

Avec le recul et mon expérience de pompier, la médecine aurait aussi pu m’intéresser.

Et en tant que futur parent, je ferai en sorte que mes enfants aient accès à un vrai panorama des métiers le plus tôt possible !

 

 

Pour initier la réflexion sur vos critères clés pour une reconversion, savoir si ce métier est le bon, bien rédiger votre dossier, le guide offert :

Est-ce que je suis prêt(e) pour devenir kiné ? 

Je remercie Jérémie pour ce partage.

Jérémie a foncé. Dix jours entre l’idée et le dossier posé. Quatre ans d’études sans week-ends. Major de promo. Kiné du sport en club !

Mais tout le monde ne part pas avec cette “certitude”-là.

Chaque année, j’accompagne des personnes bien moins sûres que lui.

Des gens qui savent que quelque chose ne va plus mais n’ont pas encore de direction. Des gens qui ont une piste mais doutent que ce soit vraiment la bonne. Des gens qui hésitent entre plusieurs projets et ont peur de se tromper. Bref des personnes bloquées dans leur envie de reconversion.

Comme Joséphine, qui a quitté le marketing du luxe pour reprendre médecine à 42 ans. Comme Claire, ingénieure reconvertie en sage-femme. Comme Clémence, partie vers l’orthophonie. Vous pouvez retrouver leurs témoignages sur cette page.

Pour tous ces projets, il y a souvent deux moments différents :

  • Parfois vous avez déjà une idée, une envie, comme kiné, probablement, si vous lisez ce témoignage.
  • Mais souvent il y a aussi un doute, une peur de se tromper, la volonté de valider que c’est le bon projet avant de s’engager dans des études longues, d’avoir un dossier solide.

C’est exactement ce qu’on fait ensemble dans le programme TROUVER SA VOIE, la Grande Aventure ! (CPF possible)

Pour commencer, vous pouvez aussi télécharger le guide offert “Les 3 curseurs de la reconversion” : 👉 Télécharger le guide

Et si vous avez déjà votre projet mais que vous avez besoin d’aide pour vous lancer concrètement, préparer les aides, les financements, le dossier, on peut aussi en parler pour un accompagnement “SE LANCER” à la carte : prendre un RDV Boussole

FAQ – Questions à se poser pour une reconversion en médecine

Peut-on se reconvertir en kinésithérapeute après 30 ou 40 ans ?

Oui, tout à fait.

Il n’y a pas de limite d’âge pour intégrer une école de kiné. La difficulté est ailleurs : organiser sa vie personnelle, anticiper le financement, …

Comme en témoigne Jérémie, qui a démarré sa reconversion à 28 ans avec un plan financier solide et un emploi du temps de pompier volontaire le week-end, c’est faisable à condition de préparer le terrain en amont.

Joséphine témoigne dans son parcours à lire ici de sa reconversion en médecine à plus de 40 ans !

Quelle est la durée des études de kinésithérapie en reconversion ?

Via la passerelle, les études durent

  • quatre ans en école de kiné (l’année de médecine étant intégrée dans le dispositif passerelle).

Le cursus comprend des cours magistraux, des travaux pratiques, et des stages en structures de santé.

La première année est la plus dense,  notamment pour les profils sans bagage médical, qui doivent rattraper un vocabulaire et des connaissances que leurs camarades issus de médecine maîtrisent déjà.

À partir de la deuxième année, le rythme reste soutenu mais plus stable. Les stages de fin d’études sont déterminants : comme le dit Jérémie, c’est souvent le stage de dernière année qui conditionne le premier poste.

Quels financements possibles pour reprendre des études de kiné ?

  • La rupture conventionnelle : si l’employeur l’accepte, elle ouvre droit au chômage. Les employeurs acceptent bien plus souvent qu’on ne le croit quand le projet est solide et bien présenté, je le vois chaque année mais cela mérite d’être anticipé et argumenté.

  • L’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) : jusqu’à deux ans d’indemnisation chômage selon l’ancienneté

  • Le RFF (Revenu de Fin de Formation) : une aide méconnue qui prend le relais à la fin de l’ARE, aujourd’hui autour de 700 € par mois, pendant une durée limitée.

  • Un travail en parallèle : Jérémie a financé une large partie de ses études grâce à ses gardes de pompier volontaire le week-end, parfois travailler l’été est une solution

 

Toutes ces questions pratico pratique : comment quitter son entreprise ? quelles aides ? comment financer ? sont essentielles à la réussite du projet.

Nous les travaillons ensemble dans le programme Trouver Sa Voie si vous souhaitez un accompagnement complet de votre projet de reconversion.

Vous pouvez aussi être accompagné sur cet aspect spécifique via l’atelier “départ en toute sérénité” ou avec un programme d’accompagnement personnalisé.

Quelles voies d’accès pour se reconvertir en kinésithérapie  ?

1. La passerelle IFMK (voie dérogatoire, applicable aujourd’hui)

C’est la voie qu’a utilisée Jérémie. Elle concerne les profils qui ont déjà un bac+5 ou un parcours spécifique.

  • Réservée aux titulaires d’un master ou diplôme d’ingénieur (bac+5), aux titulaires d’une licence STAPS, et aux sportifs de haut niveau ayant validé une première année universitaire.
  • Intégration directe en première année d’IFMK, sans passer par le PASS ni la LAS.
  • Sélection sur dossier (CV + lettre de motivation) puis entretien oral. La lettre est centrale : cohérence du projet, maturité de la démarche, et surtout solidité du plan financier pour tenir quatre ans, c’est ce que le jury veut vraiment entendre.
  • Les places sont très limitées (souvent 3 à 10 par école) et les critères varient d’un IFMK à l’autre. Certaines écoles réservent leurs places exclusivement aux sportifs de haut niveau. Il faut contacter chaque école directement.

 

Mais ce qui est particulièrement important pour les profils en reconversion, c’est une mesure spécifique prévue par cette réforme : une passerelle élargie pour les titulaires d’une licence complète, afin de favoriser les vocations tardives, ainsi qu’un renforcement des passerelles paramédicales pour les professionnels ayant validé 3 ans de cursus

Concrètement : une nouvelle voie d’accès en passerelle sera créée pour les étudiants titulaires d’une licence complète (bac+3), en plus des passerelles déjà existantes pour les titulaires d’un master. C’est une ouverture significative, le détail n’est pas encore connu !

 

 Un accompagnement peut être décisif pour construire un dossier solide et préparer l’oral sereinement.

2. La 1ère année de médecine : un nouveau système à partir de 2027

Le système PASS et LAS sera remplacé par un cursus unique dès la rentrée 2027, concernant l’ensemble des filières MMOPK : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.

Cette première année sera divisée en 3 blocs d’enseignement :

  • bloc santé (24-30 ECTS*) : connaissances scientifiques fondamentales communes aux 5 filières MMOPK. Programme allégé, recentré sur l’essentiel ;
  • bloc disciplinaire (24-30 ECTS*) : enseignements d’une mention de licence contributive (biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers, etc.) ;
  • bloc transversal (6-12 ECTS*) : compétences psycho-sociales, communication, éthique, sciences humaines et sociales.

 

3. une licence biologie, STAPS ou en sciences, technologies et santé

La L1 STAPS attire naturellement les étudiants intéressés par le mouvement et le sport. C’est une voie crédible vers la kiné, mais faire STAPS ne permet pas automatiquement de devenir kiné : tout dépend de l’existence d’une passerelle réelle et du nombre de places ouvertes localement.

👉 Attention : chaque IFMK a ses propres règles. Certaines réservent leurs places passerelle uniquement aux sportifs de haut niveau. D’autres, comme Marseille dans le cas de Jérémie, ouvrent volontairement à des profils variés. Il est indispensable de se renseigner école par école avant de postuler

Le choix du lieu de formation est vraiment essentiel donc, Joséphine en médecine en témoignait aussi pour le contenu du concours (pas trop de maths dans son cas !!), Claire pour la passerelle sage-femme pouvait avoir des frais de scolarité du simple au double selon les lieux.  Bien choisir sa formation dans une reconversion est essentiel.

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