trouver sa voie en 2026

5 ans après le Covid, comment trouver sa voie professionnelle ?

Pendant longtemps, on a résumé le Covid à une simple prise de conscience professionnelle.
Comme si tout s’était joué en quelques confinements, avant un retour à la normale.

Cinq ans plus tard, le constat est différent.
Le Covid n’a pas seulement déclenché des envies de reconversion : il a durablement modifié notre rapport au travail.

Depuis, d’autres bouleversements se sont ajoutés — IA, instabilité économique, crises successives — et beaucoup ne se demandent plus quel métier choisir, mais comment travailler sans s’abîmer.

Dans cet article, je vous propose de faire trois choses :
comprendre ce que le Covid a réellement changé,
voir ce qui est venu s’ajouter depuis,
et surtout, en tirer des repères concrets pour trouver sa voie en 2026 .

 

infographie ce qui a changé pour trouver sa voie depuis le covid

L’impact direct du Covid sur le rapport au travail

Une pause collective

La période Covid a améné une “explosion” des questionnements professionnels pour différentes raisons mais l’une d’entre elles et “simplement” le temps : en arrêt partiel ou total, nous avons eu le temps de nous interroger sur notre vie professionnelle. Anne le dit très bien dans sa reconversion pour devenir formatrice, c’est en arrêt partiel pendant le covid que ses interrogations déjà présentes se sont concrétisées.

Je retrouve souvent ces questionnement lors de périodes de pause imposées ou choisies : une maternité, une expatriation, une maladie, un congé sabbatique.

Le Covid a joué ce rôle pour beaucoup :
une parenthèse collective, un temps suspendu, qui a ouvert un espace de réflexion.

Une crise de sens

Dans cette période particulière, les questions se sont beaucoup cristallisées autour du sens du travail.

La distinction entre activités “essentielles” et “non essentielles” a marqué les esprits.
Pour certains, l’impression de faire un travail utile s’est renforcée.
Pour d’autres, le sentiment inverse est apparu de manière brutale : à quoi ça sert, ce que je fais ?

Le travail qui “fonctionnait” jusque-là, sans forcément poser trop de questions, est devenu plus difficile à supporter.
Pas parce qu’il avait changé, mais parce que le regard porté dessus avait évolué.

Le sens n’est pas devenu un luxe.
Il est devenu impossible à ignorer.

Le télétravail, un changement durable

Enfin, le Covid a installé durablement le télétravail dans le paysage professionnel.

Avant 2020, il concernait une minorité de salariés.
Depuis, il est devenu courant dans de nombreux métiers, en particulier chez les cadres.

Les données montrent que le télétravail ne s’est pas arrêté avec la fin des confinements.
Il s’est transformé, le plus souvent, en mode hybride.

Aujourd’hui, il n’est plus perçu comme un “bonus”, mais comme un critère de choix :

  • pour rejoindre une entreprise,

  • pour rester dans un poste,

  • ou pour envisager la suite de son parcours.

Ce changement a apporté de la flexibilité et du confort…
mais aussi de nouvelles questions, que l’on n’avait pas encore complètement mesurées à l’époque.

Démissions, reconversions, créations d’entreprise : un mouvement massif

Les chiffres confirment ce que beaucoup ont ressenti.

Dans les années qui ont suivi le Covid, la France a connu :

  • une hausse marquée des démissions, avec des niveaux records en 2021 et 2022,

  • une augmentation des projets de reconversion professionnelle,

  • et une forte progression des créations d’entreprise, notamment chez les cadres et les profils qualifiés.

Ce mouvement ne signifie pas que tout le monde voulait “tout plaquer”.
Il traduit surtout une chose : le besoin de reprendre la main sur sa vie professionnelle, après une période où beaucoup ont eu le sentiment de subir.

Je retiens quoi de tout ça pour Trouver ma Voie en 2026 ?

 

Prenez le temps

  • On croise les doigts pour ne pas avoir de nouveaux de grosses crises sanitaires MAIS donc … pas non plus de pauses en arrivée pour réfléchir à votre vie pro … alors il faut arriver à se dégager du temps. Et ce qui semble si simple à écrire ne l’est évidemment pas. J’accompagne depuis 2 ans de plus en plus de personnes en arrêt maladie, parce que souvent on va au bout, du bout, du bout…

 

Vous savez comme moi que le moment “calme” n’existe pas, alors vraiment si vous repoussez au bon moment, faites attention à vous.

Un article pour vous aider : Je veux changer mais je n’ai pas le temps

 

Télétravail, sens, c’est la base !

Le télétravail recule mais ne disparaît pas totalement, il n’est qu’un des éléments de réflexion à votre projet pro : un peu, beaucoup, à la folie, quel est votre besoin ?

A quoi sert votre job, quel impact souhaitez-vous avoir ? Cette question est bien évidemment importante mais elle ne règle pas tout. Ne pas tomber dans le tout sens reste important pour éviter de se tromper de projet comme certains le racontent après des reconversions trop rapides. 

 

👉 Ce qu’on garde en 2026

  • le droit de se poser des questions

  • le télétravail comme critère (pas comme dogme)

  • l’idée qu’on peut reprendre la main… mais pas n’importe comment

IA, nouvelles lois, instabilité globale :

les nouvelles crises depuis 2020 et leurs impacts sur la vie pro

ia et futur du travail

Après l’élan de remise en question post-Covid, le contexte a continué d’évoluer.
Et pas forcément dans le sens d’un apaisement.

L’IA : une transformation rapide, mais souvent mal comprise

 

L’IA ne s’est pas installée progressivement sur dix ans.
Elle est entrée dans le quotidien professionnel en quelques mois, parfois sans préparation, ni accompagnement.

Les rapports internationaux, notamment ceux du World Economic Forum, montrent que l’IA ne supprime pas la majorité des emplois, mais qu’elle transforme rapidement le contenu des métiers.

Certaines tâches sont automatisées, d’autres apparaissent, et les compétences attendues évoluent plus vite qu’avant.

Pour beaucoup de salariés, cette transformation génère un sentiment diffus d’insécurité :
vais-je être dépassé ? dois-je me former ? mon métier va-t-il encore exister dans quelques années ?

Là encore, ce n’est pas tant la disparition des métiers qui inquiète que la perte de visibilité.

Pour aller plus loin sur ce sujet : quel impact de l’IA pour choisir mon futur métier ?

Nouvelles lois, nouveaux cadres : plus d’options, mais aussi plus de complexité

Depuis quelques années, les règles autour de la reconversion et des transitions professionnelles ont évolué.
Dispositifs de formation, droits au chômage, ruptures conventionnelles, CPF, accompagnements financés… le cadre juridique s’est étoffé.

Ce mouvement n’est pas anodin.
Il traduit une réalité de plus en plus visible : les carrières ne sont plus linéaires, et les changements professionnels ne se résument plus à une démission brutale ou à un “grand saut” tous les vingt ans.

Même si ces dispositifs sont parfois imparfaits, complexes, ou inégalement accessibles, ils montrent une chose :
l’État tente, tant bien que mal, d’intégrer l’idée que l’on peut évoluer, se réorienter, ajuster son parcours tout au long de sa vie professionnelle, et pas uniquement dans des moments de rupture extrême.

L’intention est là : permettre des transitions plus progressives, plus sécurisées, moins brutales que par le passé.

Un monde plus instable, qui pèse sur les projections

 

À cela s’ajoutent des facteurs plus larges : crises géopolitiques, tensions internationales, incertitudes sur l’avenir, sentiment que “tout peut basculer vite”.

Même si ces éléments ne sont pas directement liés au travail, ils influencent fortement la manière dont on se projette.
Le travail n’est plus vécu comme un refuge stable face au monde extérieur. Il devient, lui aussi, un espace d’incertitude.

Dans ce contexte, beaucoup de personnes ressentent un décalage :

  • l’envie de changer est toujours là,

  • mais la prise de risque semble plus coûteuse qu’il y a quelques années.

Je retiens quoi de tout cela pour Trouver ma Voie en 2026 ?

Les questions n’ont pas disparu.
Elles se sont transformées.

On ne se demande plus seulement :
« Qu’est-ce que je veux vraiment faire ? »

Mais aussi :
« Comment faire évoluer ma situation sans me mettre en difficulté ? »
« Comment sécuriser un changement dans un contexte instable ? »

Ce basculement explique en grande partie pourquoi beaucoup de personnes se sentent aujourd’hui bloquées entre deux élans :
ni prêtes à tout quitter,
ni capables de continuer comme avant.

Prendre le temps de se questionner pour trouver un projet qui puisse vivre dans le temps est plus que jamais essentiel. On évite les projets “feu de paille” un peu à la mode.

Cela ne veut absolument pas dire trouver un projet raisonnable un peu fade !

👉 Ce que ça change en 2026

  • moins de décisions radicales

  • plus de besoin de sécurité

  • nécessité de penser évolutif plutôt que définitif

Des changements profonds et durables : un monde du travail qui se durcit

tim-gouw-1K9T5YiZ2WU-unsplash

Au-delà du Covid, de l’IA ou des crises successives, quelque chose de plus profond s’est installé dans le rapport au travail.
Ce n’est pas une mode, ni une réaction passagère.
C’est un changement structurel.

La rupture du “contrat psychologique” avec le travail

Pendant longtemps, le travail reposait sur un contrat implicite assez clair :
On donnait de son temps, de son énergie, parfois beaucoup.
En échange, on attendait une forme de reconnaissance, de stabilité, et une trajectoire relativement lisible.

Ce contrat s’est progressivement fragilisé.

En effet, les organisations ont profondément changé :

  • restructurations fréquentes,
  • transformations rapides des métiers,
  • pression accrue sur la performance,
  • logiques de court terme.

Même les salariés investis ont vu disparaître la corrélation entre effort fourni et sécurité ressentie.

Les études sur l’engagement au travail menées par Gallup montrent depuis plusieurs années un décrochage durable de l’engagement, y compris chez des salariés pourtant très impliqués. Moins d’un quart des salariés se déclarent aujourd’hui réellement engagés dans leur travail, non pas par désintérêt, mais par perte de confiance dans le “retour” de leur investissement.

Au final, de plus en plus de personnes ont fait le constat que :

  • donner beaucoup n’était plus automatiquement synonyme de reconnaissance,

  • l’investissement personnel pouvait être absorbé sans limite claire,

  • et que la promesse implicite « si je fais bien mon travail, je serai en sécurité » ne tenait plus vraiment.

Ce n’est pas une crise de motivation.


C’est une perte de repères.

Une souffrance au travail devenue massive

Les chiffres sur la santé mentale au travail sont sans appel.

Selon les baromètres récents publiés par Empreinte Humaine,

entre 45 et 50 % des salariés présentent aujourd’hui des signes de détresse psychologique.

Une part significative d’entre eux se situe même en détresse élevée.

Contrairement aux idées reçues, les cadres et managers sont particulièrement concernés.

Ils cumulent souvent :

  • une forte pression sur les résultats,

  • des injonctions contradictoires,

  • une charge mentale importante,

  • et peu d’espaces pour déposer ce qu’ils vivent.

 

Cette souffrance n’est pas apparue avec le Covid, mais elle s’est accélérée durablement depuis.

Quand près d’un salarié sur deux va mal, le problème n’est plus individuel.
Il devient systémique.

Dans ce contexte, la hausse des arrêts maladie constitue un indicateur particulièrement révélateur. Elle est souvent abordée sous l’angle du coût pour les entreprises ou pour la collectivité, mais beaucoup plus rarement comme un signal d’alerte sur l’état réel du travail.

Selon le baromètre annuel de Malakoff Humanis, près d’un salarié sur deux a connu au moins un arrêt maladie en 2024.

Contrairement à une lecture punitive parfois véhiculée dans le débat public, ces arrêts ne traduisent pas un désengagement ou une perte de motivation généralisée. Ils sont, dans de nombreux cas, la conséquence d’un épuisement progressif, accumulé sur plusieurs années, sans espace suffisant pour récupérer ou ajuster.

Ce qu’on retient pour trouver sa voie en 2026

 

Pris ensemble, ces éléments racontent une même histoire :

  • un travail plus exigeant,

  • moins protecteur,

  • plus flou dans ses règles implicites,

  • et plus difficile à tenir dans la durée.

 

Ce n’est pas que les individus sont devenus plus fragiles.
C’est que le cadre s’est durci, sans avoir été repensé en profondeur.

Et c’est précisément ce qui rend la question « comment trouver sa voie aujourd’hui ? » plus complexe qu’avant.

👉 Ce que ça impose en 2026

  • vous n’êtes pas le problème

  • ne pas attendre l’arrêt pour réfléchir

Alors comment trouver sa voie dans ce contexte en 2026 ?

infographie 5 solutions pour trouver sa voie en 2026

Si l’on met bout à bout tout ce que ces dernières années ont révélé, une chose devient claire :
le problème n’est pas qu’il n’existe plus d’options professionnelles.
Le problème, c’est que le cadre est devenu plus mouvant, plus exigeant, et moins rassurant.

Le Covid a ouvert des questions.
L’IA et l’instabilité ont rendu les projections plus floues.
Le rapport au travail a changé, parfois au prix de l’épuisement.

Face à cette réalité, deux réactions extrêmes reviennent souvent.

D’un côté : « Ce n’est pas à moi de m’adapter, c’est au système de changer »

Sur le fond, ce constat est juste.
Oui, beaucoup d’organisations ont une responsabilité majeure.
Oui, certains modèles de travail sont devenus intenables.

Mais, malheureusement, attendre que le système change seul pose un risque réel :

  • les transformations sont lentes, inégales, parfois superficielles,

  • pendant ce temps-là, ce sont les individus qui continuent de s’épuiser.

 

De l’autre : des solutions miracles et les décisions “feu de paille”

À l’opposé, on trouve des discours très séduisants :

  • « Trouve ta passion et tout ira bien »,

  • « Change complètement de voie »,

  • « Suis les métiers qui recrutent ».

 

Le problème n’est pas que ces approches soient toujours fausses.
C’est qu’elles sont incomplètes.

  • Les métiers porteurs aujourd’hui peuvent ne plus l’être demain.

  • Le sens, seul, ne compense pas un cadre de travail inadapté.

  • Les décisions prises dans l’urgence émotionnelle mènent souvent à des retours en arrière.

 

La voie la plus réaliste en 2026 : chercher une solution pérenne

 

Le monde du travail s’est durci.
La souffrance est devenue largement systémique, documentée, mesurable.
Quand près d’un salarié sur deux va mal, ce n’est plus une question de fragilité individuelle, mais de cadre collectif.

Il est donc normal de douter.
Il est légitime de se dire que “ça va être pareil partout”.
Et il est compréhensible d’hésiter à bouger dans un contexte qui paraît instable.

Mais ce constat ne mène pas à une impasse.

Ce qui change en 2026, ce n’est pas la possibilité de trouver sa voie.
C’est la manière de s’y prendre.

On ne peut plus se contenter de décisions prises dans l’urgence ou dans l’épuisement.
On ne peut plus non plus attendre indéfiniment que le système change à notre place.

Trouver sa voie aujourd’hui demande souvent plus de temps, plus de recul, plus de finesse.
Pas pour viser plus petit.
Mais pour construire des projets plus solides, capables de tenir dans la durée.

Et oui, c’est possible.

Je vois des personnes opérer des changements profonds, ambitieux, parfois radicaux  – devenir médecin, sage-femme, formatrice, dessinateur industriel… – sans se brûler en route, parce qu’elles ont pris le temps de comprendre ce dont elles avaient vraiment besoin, et dans quel cadre elles pouvaient s’épanouir.

Dans un monde du travail qui souffre, l’enjeu n’est pas de “tenir coûte que coûte”, ni de tout plaquer.
L’enjeu, c’est de redevenir acteur de son parcours, avec lucidité et confiance.

En 2026, il faut être un roseau plutôt qu’un chêne :

  • savoir plier sans rompre,
  • ajuster sans se trahir,
  • évoluer sans repartir de zéro à chaque changement.

 

C’est exactement dans cette logique que s’inscrit une méthode par curseurs.

Plutôt que de chercher une réponse unique, figée, définitive,
on apprend à :

  • identifier ce qui est prioritaire à un moment donné,
  • ajuster le niveau de sécurité, de sens, de plaisir, de contraintes,
  • faire évoluer ces curseurs au fil du temps et des contextes.

Vous pouvez commencer avec ce guide offert qui vous permet d’aller réfléchir : au sens, au télétravail, mais pas que !

Pour aller plus loin

Ce que montrent ces dernières années, ce n’est pas la fin des possibilités professionnelles.
C’est la fin d’un cadre qui rassurait, parfois à tort, et qui permettait d’avancer sans trop se poser de questions.

Le travail est devenu plus exigeant, plus instable, et moins protecteur.
Dans ce contexte, il est normal de douter, d’hésiter, ou de se sentir coincé entre l’envie de changer et la peur.

Ce malaise n’est pas un échec personnel.
Il est largement partagé, et largement lié à des transformations profondes du monde du travail.

Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à chercher sa voie.
Cela signifie surtout que cette recherche ne peut plus être rapide, idéalisée ou fondée sur des modes.

Trouver sa voie en 2026 demande souvent plus de temps, plus de recul, et une lecture plus fine de ce qui est réellement tenable pour soi.
Pas pour viser moins, mais pour construire quelque chose qui tienne dans la durée.

Des changements importants restent possibles – y compris des reconversions profondes – à condition de ne pas avancer à l’aveugle, ni contre soi.
Le contexte complique les choix, mais il ne les rend pas impossibles.

Avancer aujourd’hui, ce n’est pas éliminer toutes les incertitudes.
C’est apprendre à faire des choix plus ajustés, dans un monde qui bouge, (sans attendre d’aller mal pour s’autoriser à réfléchir, promis ?!)

Et on est d’accord, c’est inconfortable

Envie d’aller plus loin ensemble

Le programme TROUVER SA VOIE est fait pour vous avec : 

  • du contenu riche : test, lecture, exercices, développement personnel …
  • des séances pour échanger, vous booster, prendre du recul
  • et un groupe FB privé pour se soutenir avec les personnes qui ont fini ou pas l’accompagnement
AH

Comments are closed.